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L'évêché de Bathurst renferme des trésors insoupçonnés

Livres anciens à Bathurst
Livres anciens découverts à Bathurst Photo: François Vigneault/Radio-Canada

Des livres anciens, dont certains âgés de plus de quatre siècles, ont été récemment découverts dans le sous-sol de l'évêché de Bathurst, au Nouveau-Brunswick.

Les livres ont été découverts lors de travaux de rénovation. Les plus anciens d'entre eux datent de 1589. Ils sont rédigés en latin et ils traitent d'écrits liturgiques. Le temps, les inondations et la moissure n'ont pas eu raison d'eux.

Lorsqu'on touche des livres qui datent de Jacques Cartier, de Champlain, de Maisonneuve, on se dit : écoutez, ce sont des livres d'histoire. On a l'impression de retourner en histoire, de toucher ces moments d'histoire.

Mgr Daniel Jodoin, évêque de Bathurst

D'autres ouvrages écrits en vieux français remontent au 18e siècle. On en trouve aussi qui ont été traduits en micmac.

Albert Dugas, historien amateur et ancien employé du diocèse, a découvert les livres. Son coup de coeur: des livres publiés en 1612. « C'est assez impressionnant de lire La Somme, de Saint-Thomas d'Aquin, en latin dans un livre aussi vieux. Ça donne des frissons », dit-il.

M. Dugas avance une hypothèse sur leur origine. Il croit que tous ces livres feraient partie de la bibliothèque du père Pierre Maillard qui s'est réfugié dans la région de Miramichi lorsque la forteresse de Louisbourg est tombée aux mains des Anglais, en 1758. « Et quand on a déménagé le diocèse de Chatham à Bathurst, en 1936, ces livres-là seraient apparus ici dans la bibliothèque », indique M. Dugas.

Albert Dugas et Mgr Daniel JodoinAlbert Dugas et Mgr Daniel Jodoin, évêque de Bathurst. Photo : François Vigneault/Radio-Canada

La valeur des livres est indéterminée. Mgr  Jodoin et Albert Dugas ne croient pas qu'ils ont une grande valeur monétaire. Toutefois, ils sont convaincus qu'ils ont une grande valeur historique.

« D'après moi, l'évêché ne devrait jamais se départir de ces livres-là. C'est une richesse historique pour notre diocèse qui doit être conservée, peu importe la valeur financière », affirme Albert Dugas.

Avec les informations de François Vigneault

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