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Le Forum musulman affirme que les musulmans sont instrumentalisés

Le président du FMC, Samer Majzoub

Le président du FMC, Samer Majzoub

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Forum musulman canadien (FMC) dénonce l'instrumentalisation de la communauté musulmane à des fins politiques. L'organisme accuse les politiciens de se faire du capital politique en alimentant la peur des musulmans à l'aide d'événements ponctuels.

L'organisme soutient que les politiciens manquent de courage et que les médias montent des événements ponctuels en épingle, qui se traduisent par la stigmatisation de la communauté. « Certains tentent de nouveau de jouer sur la contrainte de la peur et de la division afin d'attirer l'attention et d'être omniprésents dans l'actualité », déplore la porte-parole de l'organisme Samah Jebbari.

Le débat entourant la charte des valeurs et celui du centre communautaire d'Hochelaga de l'imam Chaoui constituent deux exemples de dérapage, selon eux.

C'est assez. Nos enfants sont ciblés à l'école en raison de leur foi, nos femmes se font cracher dessus dans la rue en raison de leur tenue vestimentaire et nos hommes se font insulter et refuser des emplois en raison de leur nom.

Une citation de Samer Majzoub

Le FMC avance que l'islamophobie et les crimes haineux contre la communauté se sont accrus et que l'intégration des musulmans s'en trouve ainsi compliquée.

Le groupe souhaite évacuer du débat les notions d'intégrisme, de fondamentalisme et de radicalisme sous prétexte que ces concepts sont mal définis. Il souhaite plutôt que la discussion porte sur l'unique notion de violence. « Ce dont nous devrions discuter, ce sont des choses concrètes comme les actes de violence, soutient l'un des porte-parole, Samir Jebbari. C'est un concept concret bien défini et compris par l'ensemble de la société. »

M. Jebbari soutient que les concepts de fondamentalisme, d'intégrisme et de radicalisme sont utilisés pour définir les musulmans comme étant « les autres » au sein de la société.

Nous affirmons clairement, comme nous l'avons déjà fait au cours de la dernière décennie, que la communauté musulmane rejette toute radicalisation menant à la violence et au terrorisme.

L'organisme refuse de débattre du radicalisme parce qu'il s'applique à toutes les religions, alors qu'il est réservé, selon M. Jebbari, pour désigner certains musulmans.

Le FMC soutient que des tensions vont apparaître si la situation se perpétue.

Carte avec des points montrant les églises, mosquée et synagogue de Montréal.

Le paysage religieux de Montréal

Photo : Radio-Canada

La version originale de ce document a été modifiée. Pour des raisons techniques, la version interactive de la carte n'est plus disponible.

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