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Un milieu communautaire de plus en plus inquiet

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Photo : iStockphoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La réforme des structures notamment dans le domaine de la santé fait craindre une fragilisation des organismes sociaux. Les Tables régionales d'organismes communautaires ont lancé un cri d'alarme mardi.

Elles craignent l'impact des compressions du gouvernement Couillard et demandent au premier ministre que la loi 10 protège les budgets des groupes sociaux.

Les organismes communautaires veulent avoir l'assurance que les décisions continueront d'être prises en région. Ils donnent l'exemple de l'implantation de la loi 10 qui prévoit la fusion des équipes de direction des CSSS en une seule entité et qui a, selon eux pour conséquence d'éloigner les décideurs des régions.

Autre source d'inquiétude pour les organismes: l'abolition des Conférences régionales des élus a eu pour conséquence de faire disparaître un partenaire et des fonds importants pour ces organismes. L'inquiétude est à son comble.

« On est inquiet pour notre financement, il y a un paquet de rumeurs, on ne sait pas qu'est-ce qui va se passer avec ça. On n'a pas d'assurance de notre programme de financement ni, non plus, de la régionalisation », fait valoir la coordonnatrice du Regroupement des organismes communautaires Gaspésie-les-Iles, Geneviève Giguère.

Selon elle, des organismes partenaires qui étaient considérés comme solidement implantés sont actuellement affaiblis. D'autres ont carrément disparu. « Les Conférences régionales des élus n'auraient jamais pensé être abolies. Donc on se demande c'est quoi les autres surprises qui vont se passer », s'inquiète Mme Giguère

La porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, a déposé mardi une motion à l'Assemblée nationale dans le but notamment de faire respecter l'autonomie des régions et les ententes déjà conclues entre les agences de santé et les organismes communautaires.

De son côté, le député de Rimouski et porte-parole pour les aînés ainsi qu'en matière de lutte à la pauvreté, de solidarité et d'économie sociale, Harold LeBel, s'est dit également inquiet du sort réservé aux organismes communautaires dans la foulée de l'adoption de la loi sur la réforme du système de santé.

« Nous avons travaillé très fort pour que le ministre Barrette reconnaisse l'importance des organismes communautaires qui œuvrent auprès des personnes vulnérables et des aînés, notamment ceux en situation de pauvreté. Les effets néfastes seront majeurs pour ces organismes; souvent, ils s'avèrent le dernier recours des gens en difficulté, entre autres lorsqu'il est question de logement ou d'aide sociale », a fait valoir le parlementaire.

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