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Le poids économique de l'obésité

Radio-Canada

L'obésité coûte 1,5 milliard de dollars par année en soins de santé au Québec, selon une étude de l'Institut national de santé publique du Québec (INSP).

Ce montant représente 10 % des coûts totaux des consultations médicales et des hospitalisations pour les adultes québécois en 2011.

C'est la première fois que le coût de l'obésité est calculé au Québec. « C'est un véritable fardeau économique sur le système de santé », soulignent à la fois l'INSP et la Coalition québécoise sur la problématique du poids, qui pressent le gouvernement d'agir.

L'INSP soutient que les personnes obèses ont 94 % de plus de risque d'être hospitalisées que les Québécois ayant un poids normal. Elles ont aussi 13 % de plus de risque de devoir consulter un médecin.

Pour consulter ce graphique sur l'utilisation du réseau de la santé selon le poids sur votre appareil mobile, cliquez ici. (Nouvelle fenêtre)

Selon l'étude, plus de la moitié des Québécois souffraient d'obésité ou d'embonpoint en 2011.

Pour consulter ce graphique sur le poids estimé de la population québécoise sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

L'Enquête nationale sur la santé de la population (ENSP) a été effectuée par Statistique Canada de 1994 à 2011, tous les deux ans, auprès des ménages des 10 provinces canadiennes. L'échantillon initial pour le Québec était de 2357 adultes. Les données sont autorapportées, donc les analystes estiment qu'elles peuvent être sous-estimées.

À la suite de ce constat, l'INSP, la Coalition québécoise sur la problématique du poids et les médecins ne peuvent que rappeler l'importance de favoriser et d'entretenir de saines habitudes de vie afin de lutter contre l'obésité.

Le meilleur remède, c'est d'instruire les gens, de les éduquer et de leur faire prendre conscience du pourquoi ils surconsomment. Parce que le problème de l'obésité est lié à un problème de surconsommation et d'ignorance.

Dr Paul Thomas

Une taxe sur les boissons sucrées?

Plus concrètement, la Coalition québécoise sur la problématique du poids demande au gouvernement d'instaurer une taxe sur les boissons sucrées, dont les revenus seraient réinvestis dans la prévention.

« La boisson sucrée est le seul produit alimentaire qui est clairement associé à l'obésité, aux caries dentaires, aux maladies cardiovasculaires et au diabète. C'est un produit qui est superflu dans notre alimentation et qui est surconsommé au Québec », explique Corinne Voyer, directrice de la Coalition québécoise sur la problématique du poids.

Mme Voyer indique que le Québec s'inspire de la France et du Mexique, où une telle mesure a été implantée. Mais le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, rejette l'idée. « On est dans un mode de persuasion. On n'est pas dans un exercice où on est en train de travailler sur un processus de taxation supplémentaire », dit-il.

Selon Mme Voyer, il faut aussi faciliter l'accès à de meilleurs aliments pour la santé, alors que la malbouffe, les boissons sucrées et les aliments transformés sont omniprésents et aisément accessibles.

C'est plus facile de se procurer une boisson sucrée que de trouver une fontaine d'eau. Ce n'est pas normal.

Corinne Voyer

Elle souhaite aussi que de plus grands efforts soient faits pour favoriser l'activité physique chez les enfants, principalement dans les écoles.

Les coûts de l'obésité : reportage de Jacques Bissonnet

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Santé