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Ciment McInnis s'entend avec le Centre québécois du droit de l'environnement

Plusieurs grues érigées sur le chantier de la cimenterie.

Le chantier de la cimenterie de Port-Daniel-Gascons.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Ciment McInnis annonce une entente avec le Centre québécois du droit de l'environnement (CQDE) pour former un sous-comité environnemental qui surveillera les activités de l'entreprise à son chantier de la cimenterie à Port-Daniel-Gascons.

Le groupe de médiation compte faire un suivi de trois enjeux, dont l'émission des gaz à effet de serre (GES) de la cimenterie. Elle pourrait devenir le site industriel le plus polluant du Québec avec des émissions estimées à deux millions de tonnes de CO2 par année.

La cimenterie fera à elle seule augmenter de 6 % les émissions de gaz à effet de serre du secteur industriel de la province.

Le sous-comité a aussi l'intention de discuter de « la conformité de la performance de Ciment McInnis quant à son assujettissement aux normes du National Emissions Standards for Hazardous Air Pollutants » pour l'émission de contaminants.

Finalement, le forum veillera à ce que Ciment McInnis respecte le protocole convenu avec Pêches et Océans Canada au sujet de la protection des mammifères marins.

Recours judiciaires

Cette entente survient en marge de la poursuite intentée par le CQDE, Environnement Vert Plus et Ciment Lafarge, en août dernier, qui visait à annuler le certificat d'autorisation des travaux de construction de la cimenterie.

Le Centre québécois du droit à l'environnement se désiste désormais des recours judiciaires. Selon Ciment McInnis, Environnement Vert Plus a également signifié son désistement de la poursuite.

La directrice des communications et de la responsabilité sociale de Ciment McInnis, Maryse Tremblay, précise toutefois que la poursuite de Ciment Lafarge est toujours en cours.

« J'ignore quelles seront leurs décisions par la suite, dit-elle. Ça vient mettre en lumière l'objectif non concurrentiel qu'on a plaidé depuis le début de cette poursuite. On pense que Lafarge ne veut pas d'un nouveau concurrent. »

L'entreprise indique également avoir invité le Conseil régional de l'environnement de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, l'organisme Nature Québec et le ministère de l'Environnement à participer aux travaux du groupe.

La cimenterie produirait quelque 2,2 millions de tonnes de ciment par année. Sa mise en production est prévue pour 2016. Le projet est évalué à 1 milliard de dollars.

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