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Copenhague : arrestations et perquisitions reliées aux fusillades de samedi

Des policiers montent la garde devant le cybercafé où ont eu lieu les arrestations.

Des policiers montent la garde devant le cybercafé où ont eu lieu les arrestations.

Photo : Leonhard Foeger / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les policiers de Copenhague, bien armés et en nombre important, ont arrêté dimanche au moins deux personnes dans un cybercafé, près du lieu où a été abattu le tireur de Copenhague. L'opération a été menée en lien avec l'enquête dans cette affaire.

Les agents de la paix ont aussi mené des perquisitions dans des logements du même quartier.

Par ailleurs, on a finalement dévoilé l'identité du tireur. Il s'agit d'Omar El-Hussein, 22 ans, d'origine danoise, et qui était déjà connu des services de police pour des actes de violence et pour détention d'armes. Le jeune homme était sorti de prison il y a deux semaines, où il avait purgé une peine pour une agression, selon le journal danois Ekstra Bladet.

La police, qui a d'abord cru avoir affaire à deux complices, dit maintenantque le tireur aurait orchestré seul les deux fusillades survenues samedi à l'extérieur d'une synagogue et d'un café où se tenait une conférence sur la liberté d'expression. 

Selon le directeur des services secrets danois, Jens Madsen, l'homme aurait agi par « radicalisme islamique ».

Par ailleurs, la population danoise a tenu à exprimer sa solidarité dimanche matin avec les victimes des attaques. Devant la synagogue où a eu lieu la deuxième fusillade, plusieurs personnes se sont réunies, s'embrassant, laissant des fleurs ou des bougies, ou signant un livre d'or.

La première ministre danoise, Helle Thorning-Schmidt, est venue aussi se recueillir sur les lieux, pour déposer un bouquet de fleurs et offrir ses condoléances aux membres de la communauté juive.

Les Juifs « méritent de vivre en sécurité »

À la suite de ces attaques, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a lancé un appel à une « immigration massive » des Juifs européens vers Israël. M. Netanyahou parle de mettre en place un plan de 46 millions de dollars pour encourager cette immigration.

« Cette vague d'attaques et les agressions antisémites meurtrières qu'elle englobe risquent fort de se poursuivre. [...] Israël est votre foyer. À tous les Juifs d'Europe, je dis qu'Israël vous attend les bras ouverts. »

— Une citation de  Benyamin Netanyahou

Le dirigeant israélien avait fait les mêmes déclarations en janvier après la prise d'otages survenue dans un marché d'alimentation casher à Paris, qui s'est soldée par la mort de quatre Juifs.

Une première fusillade dans un centre culturel

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Des gens déposent des fleurs devant la synagogue où s'est produit la fusillade.

Photo : Hannibal Hanschke / Reuters

Le tireur a ouvert le feu samedi après-midi sur un centre culturel, où se déroulait une conférence sur l'islam et la liberté d'expression. Il a fait un mort, Finn Nørgaard, un réalisateur de documentaires de 55 ans, et blessé trois policiers qui tentaient de protéger les lieux. 

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La police danoise a publié la photo du suspect de la fusillade de Copenhague.

Photo : Police de Copenhague

Le suspect, qui n'a pas pénétré dans le café, s'est ensuite enfui à bord d'une voiture. Celle-ci a été retrouvée vide deux kilomètres plus loin, près d'une gare.

Lars Vilk, un artiste suédois ayant dessiné une caricature de Mahomet en 2007 et qui fait l'objet d'une surveillance rapprochée, participait à l'événement. Avec des participants au débat, il a réussi à se réfugier dans une autre salle durant la fusillade. L'ambassadeur de France au Danemark, qui était également présent, a de son côté raconté que tout le monde s'est jeté par terre dès les premiers coups de feu.

Deuxième fusillade devant une synagogue

Alors que les policiers cherchaient activement le responsable de cette première fusillade, d'autres coups de feu ont été tirés après minuit dimanche à l'extérieur d'une synagogue de la capitale danoise, dans le centre-ville.

Selon un témoin, l'agresseur a ouvert le feu sans sommation, blessant deux policiers et tuant un Juif de 37 ans, Dan Uzan, qui montait la garde à l'occasion d'une bar mitzvah.

Le tireur a par la suite pris la fuite à pied.

La police a finalement retracé le tireur dimanche avant l'aube, grâce au coup de fil d'un chauffeur de taxi qui pensait avoir transporté l'homme recherché. Les forces de l'ordre ont mis un logement sous surveillance, dans le quartier de Nørrebro, où elles pensaient que le tireur pourrait se rendre. L'homme s'est finalement présenté et s'est mis à tirer sur les policiers, qui ont répliqué, le tuant.

Le quartier de Nørrebro compte notamment un chômage plus élevé que dans le reste du Danemark et un historique d'affrontements entre jeunes et forces de l'ordre.

Dénonciation d'un « acte terroriste »

Plusieurs dirigeants ont dénoncé les fusillades, dont le premier ministre canadien, Stephen Harper, et le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

« Je suis frappé par le mimétisme de la séquence [par rapport aux attentats récents à Paris]. D'abord une attaque contre le symbole de la liberté d'expression, ensuite une attaque contre les Juifs et puis l'affrontement avec les policiers », a dit M. Fabius dimanche lors de l'émission de radio le Grand Rendez-vous.

La fusillade de Copenhague survient un peu plus d'un mois après les attentats terroristes qui ont fait 17 morts à Paris, dont 12 dans les locaux de l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo. L'expression « Je suis Charlie/#jesuicharlie »a rapidement été adoptée par les internautes afin de dénoncer le tragique événement.

Un autre élan de solidarité a tôt fait de rattraper les médias sociaux samedi, où ceux qui étaient Charlie hier sont devenus #jesuidanois ou encore #jegercharlie.

 

Avec les informations de Associated Press, Reuters, et Agence France-Presse

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