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Mohamed Fahmy reproche à Harper de ne pas être intervenu pour presser sa libération

Photo: Hassan Ammar/AP Photo
La Presse canadienne

Le journaliste canadien Mohamed Fahmy, qui a été libéré sous caution vendredi avec son collègue égyptien Baher Mohamed, reproche au gouvernement canadien d'être en partie responsable de sa longue incarcération, qui aura duré 400 jours.

Lors d'un entretien avec le quotidien britannique The Independant, M. Fahmy a critiqué le premier ministre Stephen Harper, qui ne se serait pas adressé directement au président égyptien Abdel Fattah al-Sissi pour réclamer sa libération. Il a rappelé que le premier ministre australien Tony Abbott avait discuté trois fois avec le président égyptien de la situation du journaliste australien Peter Greste.

L'homme de 40 ans affirme que lui et ses collègues ont subi les conséquences des « règlements de compte géopolitiques » du Moyen-Orient.

Jeudi, à Victoriaville, le premier ministre Harper n'a pas précisé s'il avait parlé directement au président Al-Sissi. Il a toutefois assuré que le gouvernement canadien avait contacté les autorités égyptiennes.

M. Fahmy a en outre dit croire que l'ancien ministre des Affaires étrangères John Baird avait aggravé sa situation en commettant ce qu'il considère comme une « erreur diplomatique ».

En janvier dernier, le ministre canadien, en visite au Caire, avait affirmé que le journaliste n'aurait pas à purger le reste de sa peine au Canada s'il était déporté. Une déclaration qui a provoqué la frustration des autorités égyptiennes, a-t-il expliqué.

La semaine dernière, la famille de Mohamed Fahmy avait également critiqué le peu de soutien que le gouvernement Harper leur a apporté dans cette affaire, affirmant que « le gouvernement conservateur canadien nous a laissés tomber ».

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