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Géologues étrangers : les règles à respecter

Un géologue de Bre-X Minerald à Busang, en Indonésie

Un géologue de Bre-X Minerald à Busang, en Indonésie

Photo : La Presse canadienne / GATRA MAGAZINE

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Avec le boom minier des dernières années, les entreprises minières de la région ont souvent eu recours à des géologues étrangers pour pallier la pénurie de travailleurs dans ce domaine. Depuis, le prix de l'or a diminué et les compagnies ont ralenti leurs travaux d'exploration minière. Certains travailleurs étrangers engagés au cours de la pénurie sont toujours à l'embauche, même si d'autres géologues québécois sont en recherche d'emploi. Les entreprises doivent respecter de nombreuses règles et ne peuvent pas faire de favoritisme.

Avec les information de Karine MateuTwitterCourriel

« J'ai dû faire tous les papiers typiques de l'immigration, les permis de travail et la compagnie à dû justifier l'embauche d'un géologue français. Ce qui a très bien passé. Il n'y a pas eu de problème », note Ronan Deroff, qui est géologue pour l'entreprise Ressource Cartier depuis 7 ans. Il est originaire de la Bretagne en France. Il est venu au Québec au moment où il y avait une pénurie de main-d'oeuvre dans ce domaine.

Pour travailler au Québec, son employeur, Ressource Cartier, a dû démontrer, entre autres, qu'il ne pouvaient combler ce poste par des résidents québécois qualifié.

Par le passé, d'autres entreprises, comme Services Technominex, une entreprise de services-conseils, ont aussi fait appel à des travailleurs étrangers. « C'était tout à fait vrai à ce moment-là, ça l'est moins aujourd'hui, admet le directeur exécutif de Services Technominex, Normand Jacob. Ce serait plus difficile pour un géologue de rentrer au Québec ou au Canada. Cependant, ceux qui ont déjà obtenu leur permis ou qui ont leur résidence permanente sont encore sur le marché et sont encore employés, naturellement. »

La directrice générale de l'Association de l'exploration minière du Québec, Valérie Fillion, constate, en effet, que la situation est difficile pour les géologues en ce moment. Plusieurs sont même sur le chômage. « Il n'y a pas une entreprise qui peut amener ici un géologue s'il ne respecte pas les règles d'immigration », assure-t-elle.

En plus de répondre aux critères du ministère de l'Immigration, les géologues doivent aussi être membres de l'Ordre des géologues du Québec (OGQ). L'ordre peut mener une enquête si une personne exerce de métier sans détenir les prérequis pour le faire dans la province.

Alain Liard, directeur général et secrétaire de l'OGQ, confirme que « lorsque l'on reçoit des plaintes ou lorsqu'on reçoit une information, on procède à des poursuites. »

Embaucher un travailleur étranger temporaire (TET)
Guide de l'employeur

Lorsque vous faites une demande d'AMT, vous devez faire la preuve

  • que vous avez déployé des efforts pour recruter ou former des Canadiens ou des résidents permanents canadiens disposés et disponibles au travail;
  • que les salaires que vous offrez sont conformes aux conditions correspondant actuellement au type d'emploi visé dans votre région;
  • que les conditions de travail se rapportant à l'emploi visé sont conformes aux normes du travail provinciales actuelles;
  • de tout avantage potentiel que peut avoir l'embauche du travailleur étranger sur le marché du travail canadien (création de nouveaux emplois, transfert de compétences et de connaissances, etc.).

Source: Gouvernement du Canada

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