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Réforme du réseau de la santé : inquiétude chez les cadres estriens

Geneviève Proulx

L'abolition annoncée des 350 postes de cadres intermédiaires du réseau de la santé en Estrie, le 1er avril prochain, consterne les principaux intéressés. Le président de l'Association des gestionnaires d'établissements de santé et de services sociaux (AGESSS), Yves Bolduc, en a contre le fait que l'on donne très peu de temps aux cadres pour réfléchir à leur avenir.

Ces abolitions de postes sont une conséquence directe de l'adoption du projet de loi 10 du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, qui a décidé d'abolir les agences de la santé pour créer des centres intégrés de santé et de services sociaux.

M. Bolduc aurait trouvé plus respectueux de connaître les plans d'effectifs du ministre, ce qui aurait permis une prise de décision éclairée. La nouvelle a eu l'effet d'une bombe au sein des cadres. Dans les documents déposés vendredi à l'Assemblée nationale pour l'adoption du projet de loi 10, on apprend que Québec modifie les conditions de travail.

« Le plan organisationnel n'est pas mis en place. On me demande de choisir si je demeure, si je m'en vais, si je choisis un poste. Sur quoi? Sur une feuille blanche! », explique le président de l'AGESS, Yves Bolduc.

Près de 1500 emplois perdus

À compter du 31 mars prochain, le gouvernement se donne le droit d'abolir les postes de cadre afin de repartir le processus d'embauche à zéro. Le ministre Barrette estime qu'entre 1300 et 1500 cadres perdront leur emploi en raison de la réforme. Les autres cadres se dénicheront un poste dans le nouvel organigramme des centre intégrés.

En Estrie, il y a trois associations différentes qui représentent les cadres de la santé et des services sociaux. L'AGESSS représente 350 d'entre eux dans la région. Pour l'instant, on ignore combien de gens perdront leur emploi après le 31 mars.

« Nous n'avons pas de quantité. Nous sommes encore en attente des réponses du ministre à savoir ce qu'est un cadre intermédiaire. On a une idée, une hypothèse, mais on attend son idée. Est-ce qu'il y a une bonne façon d'abolir des postes? Je ne pense pas, mais c'est certain que d'avoir été consulté aurait été plus respectueux de la part de notre ministre », la présidente régionale de l'AGESSS, Johanne Simard.

C'est le 1er avril que le ministère nommera les directeurs généraux des nouveaux centres intégrés de santé et de services sociaux. Le processus d'embauche a d'ailleurs été lancé dans les journaux mercredi pour les postes de cadres.

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