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L'esprit de La patente survit, à Caraquet, selon l'historien Bernard Thériault

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Téléjournal, 3 octobre 1984

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.


L'ancien ministre libéral et historien, Bernard Thériault, est convaincu qu'il existe toujours, à Caraquet, des relents de La Patente, cette organisation occulte qui veillait aux intérêts des francophones du Nouveau-Brunswick, de 1934 à 1965. 

« Il y a encore un relent de ça, une partie importante de la communauté à Caraquet qui va blâmer ce qu'on appelle la potée ou La Patente, un espèce de groupe occulte, une mafia, une pègre, qui contrôle encore les allées et venues et la destinée de beaucoup de monde à Caraquet », soutient Bernard Thériault.

Bernard ThériaultAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le conférencier Bernard Thériault

Photo : David Maltais/Radio-Canada

Bernard Thériault prononçait une conférence, mercredi soir, sur L'Ordre de Jacques Cartier, communément appelée La Patente. D'après lui, certains, à Caraquet, sont persuadés que les affaires locales sont toujours menées par une sorte d'organisation occulte. Ainsi, les stigmates de La Patente ne seraient pas complètement effacés à son avis.

Si Bernard Thériault constate que La Patente a eu du bon pour l'avancement de la causes des francophones, à Caraquet comme ailleurs, il n'aurait pas donné à cette organisation « le Bon Dieu sans confession ».

Ce qu'on a de mieux à offrir à Caraquet peut prendre ses racines dans La Patente et ce qu'on a de moins beau à offrir à Caraquet vient également de là. Ça c'est la vie.

Bernard Thériault

La présence d'un haut gradé, membre de la Chancellerie, Martin J. Légère, y est pour quelque chose selon lui.

Celui-ci était un chef de file de la Chambre de commerce, de la caisse populaire, de la coopérative et de la commission scolaire, notamment.

« Si votre fils est foutu en dehors de l'école pour indiscipline, on blâmait Martin Légère, et par ricochet, La Patente. Si vous vous voyiez refuser une hypothèque, ce qui était le cas pour 80 % des gens qui en faisaient une demande en 1960, c'est la faute de Martin Légère et de La Patente », affirme M. Thériault en entrevue.

Une partie de la population a réagi, selon lui, au pouvoir exercé par La Patente.

« Il s'organise, à Caraquet, au début des années '60, un mouvement anti-Patente, aussi secret que La Patente elle-même », dit-il.

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