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Lévis dit non à l'implantation d'un port pétrolier de TransCanada

En 1979, l'incendie d'un train transportant des produits dangereux a forcé l'évacuation des résidents de Mississauga, en Ontario.

Radio-Canada

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, ferme la porte à l'implantation d'un terminal pétrolier sur le territoire de sa ville pour le pipeline Énergie Est de TransCanada.

Selon La Presse, la société albertaine a décidé d'abandonner l'idée de construire son terminal pétrolier à Cacouna, dans le Bas-Saint-Laurent. L'automne dernier, le béluga a été classé espèce en voie de disparition et TransCanada a dû suspendre ses travaux préparatoires à Cacouna.

TransCanada a précisé, mercredi, que la décision d'abandonner le site de Cacouna n'était pas encore prise. La société devrait confirmer ses intentions d'ici le 31 mars.

Chose certaine, TransCanada a rencontré des élus de Lévis il y a deux semaines pour discuter du tracé de l'oléoduc qui traverserait la ville sur une distance de 50 kilomètres.  Le maire Gilles Lehouillier a lui-même abordé le sujet d'un port pétrolier à Lévis en affirmant qu'il s'y opposait fermement.

« On a dit que ça ne nous intéressait pas compte tenu du fait qu'on a déjà un port avec la pétrolière Valéro et qu'on a déjà le projet Rabaska dans l'est de la ville. Donc, pour nous, notre part est comme faite », a dit le maire.

Gilles Lehouillier soutient que les retombées économiques d'un tel projet sont insuffisantes.

« Quand on regarde les retombées économiques réelles, c'est très faible. Il peut y avoir des impacts pendant la construction. Mais après la construction, il n'y a plus aucun impact économique intéressant dans un tel type de projet », résume le maire.

Il ajoute que le Québec ne sert au fond que de passage au pipeline de TransCanada, qui couvrirait 4400 kilomètres à partir de l'Alberta jusqu'à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Des opposants toujours inquiets

Le refus de Gilles Lehouillier de voir un port pétrolier à Lévis ne rassure pas tout à fait les opposants au projet de pipeline de TransCanada.

« M. Lehouillier, à l'époque, s'opposait au projet Rabaska et puis, soudainement, il est devenu favorable. Alors, est-ce qu'on va revivre un tel scénario? », se demande l'agriculteur Jean Gosselin.

Le pipeline de Valéro passe déjà sur ses terres. Farouchement opposé au projet de TransCanada, Jean Gosselin regrette pour sa part de constater que le débat ne tourne qu'autour d'arguments économiques.

« M. Lehouillier parle juste d'argent. Maintenant l'argent, ce n'est rien à côté de la sécurité et la santé des gens », dit-il.

La ville de Lévis fait partie des emplacements de rechange pour l'implantation d'un port pétrolier, tout comme Baie-des-Sables en Gaspésie, Bécancour ou le Nouveau-Brunswick.

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