•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Harper doit interpeler directement le président égyptien dans le dossier Fahmy, dit Mulcair

Photo : La Presse canadienne / Heba Elkholy/Canadian Press

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dans une lettre envoyée mardi à Stephen Harper, Thomas Mulcair a demandé au premier ministre « d'intervenir le plus rapidement possible pour assurer la remise en liberté de Mohamed Fahmy, notamment en communiquant directement avec le président égyptien Abdel Fattah-el-Sissi ».

Ce n'est pas la première fois que le chef du NPD formule cette demande. En avril 2014, notamment, il avait réclamé par écrit au premier ministre qu'il envoie un message ferme au gouvernement d'Égypte pour l'amener à respecter les droits de la personne et à défendre la liberté d'expression; le tout pour faire en sorte que le journaliste canadien d'origine égyptienne redevienne libre. 

Dans sa plus récente lettre, M. Mulcair rappelle à quel point les inquiétudes sont grandes depuis que la justice égyptienne a ordonné la tenue d'un nouveau procès pour le journaliste d'Al-Jazeera. 

« [ ...] être journaliste n'est pas criminel. Le Canada doit envoyer un message clair au gouvernement d'Égypte et lui rappeler qu'il a l'obligation de respecter ces droits fondamentaux, dont la liberté de presse. »

— Une citation de  Le chef du NPD, Thomas Mulcair

Cet appel réitéré du chef néo-démocrate survient au lendemain de la mise sur pied d'une campagne en ligne pour tenter de convaincre le premier ministre canadien d'intervenir dans le dossier. La famille Fahmy encourage ceux qui l'appuient à utiliser le mot-clic .HarperCallEgypt pour encourager M. Harper à agir dans l'espoir de faire libérer le journaliste.

« Le cas de M. Fahmy ne doit pas être laissé de côté au profit du récent remaniement ministériel au sein de votre gouvernement », écrit Thomas Mulcair, faisant ainsi référence au départ du ministre des Affaires étrangères canadien, John Baird, annoncé mardi dernier. M. Baird a été remplacé aux affaires étrangères par Rob Nicholson. 

Au début du mois de février, le bureau de John Baird avait affirmé qu'il poursuivait ses discussions avec son homologue égyptien. 

Mais les voix demandant au premier ministre lui-même d'intervenir se multiplient. 

En réponse aux questions posées mardi par la CBC, le bureau de Stephen Harper a affirmé par courriel que le premier ministre avait communiqué avec le président égyptien dans ce cas, ainsi qu'avec « les plus hautes instances du gouvernement égyptien et nous continuerons à le faire ». Le bureau du premier ministre n'a cependant donné aucun détail sur ces communications et n'a pas non plus précisé quand elles avaient été faites.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !