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Conflit en Ukraine : Poutine dénonce « l'ordre mondial »

Vladimir Poutine

Vladimir Poutine

Photo : RIA Novosti / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Même si son pays n'envisage pas de s'engager dans une guerre, le président russe Vladimir Poutine soutient ne pas pouvoir s'accommoder d'un ordre mondial dans lequel un État impose aux autres ce qu'ils doivent faire.

« Il y a clairement une tentative pour empêcher notre pays de se développer par différents moyens », a-t-il déclaré, alors que se déroulait samedi à Munich la médiation de la dernière chance pour ramener la paix en Ukraine, entre la chancelière allemande, Angela Merkel, le président ukrainien, Petro Porochenko, et le vice-président américain, Joe Biden.

La France, l'Ukraine et l'Allemagne feront à nouveau le point avec le président russe sur le dossier ukrainien au cours d'une conférence téléphonique à quatre dimanche.

Même s'ils ne sont pas sûrs de réussir dans leur initiative de paix, Angela Merkel et François Hollande estiment qu'il fallait aller au bout de cette « dernière chance ». « Si nous ne parvenons pas à trouver un accord durable de paix, nous connaissons parfaitement le scénario. Il a un nom, il s'appelle la guerre », a martelé le président Hollande de retour en France.

Vendredi, la chancelière et le président étaient à Moscou pour présenter leur initiative de paix en Ukraine, une démarche qui s'est achevée sans résultat concret.

Il y a une tentative pour geler l'ordre mondial existant avec un leader incontestable qui entend le rester et qui pense qu'il peut faire ce qu'il veut tandis que les autres ne peuvent agir qu'en fonction de sa volonté et de ses intérêts.

Une citation de :Vladimir Poutine

Cet ordre mondial ne conviendra « jamais » à la Russie, a poursuivi Vladimir Poutine. « Nous n'allons pas mener de guerre contre quiconque, nous allons coopérer si tout le monde le fait », a-t-il confirmé, ajoutant que les sanctions occidentales imposées à son pays n'auront jamais les effets escomptés. 

Le vice-président américain a par ailleurs appelé le maître du Kremlin à montrer par « des actes, pas des paroles » qu'il était prêt à oeuvrer pour un règlement politique de la crise.

Depuis dix mois, le conflit qui oppose Kiev aux séparatistes prorusses a fait plus de 5300 morts.

À partir de la gauche : le président ukrainien, Petro Porochenko, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le vice-président américain, Joe Biden, tout juste avant une rencontre à MunichAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

À partir de la gauche : le président ukrainien Petro Poroschenko, la chancelière allemande Angela Merkel et le vice-président américain, Joe Biden, tout juste avant une rencontre à Munich

Photo : La Presse canadienne / AP/Matthias Schrader

L'Ukraine, déchirée entre l'Est et l'Ouest. Notre dossier

Des armes pour l'armée ukrainienne?

Dans cette recherche de paix, des voix s'élèvent pour affirmer la nécessité de procurer des armes à l'armée ukrainienne. Même s'il exclut l'envoi de troupes au sol, le commandant en chef de l'OTAN envisage l'idée de livrer des armes et du matériel aux troupes ukrainiennes.

Mais pour Angela Merkel, pas question pour l'Occident de procurer des armes à l'armée ukrainienne. 

« J'ai grandi en République démocratique allemande (RDA), rappelle-t-elle. J'ai assisté à l'âge de sept ans à la construction du mur de Berlin. Personne n'a alors cru qu'on devait intervenir militairement pour préserver les citoyens de la RDA et tout le bloc de l'Est d'années de dictature et de privation de liberté. Je n'en veux à personne, c'était une appréciation réaliste peu après la Seconde Guerre mondiale. »

Je pense tout simplement qu'un engagement militaire conduira plutôt à plus de victimes qu'à la conviction que la Russie peut être militairement vaincue.

Une citation de :Angela Merkel
Des résidents de Debaltseve sont évacués en raison des bombardements des rebelles prorusses.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des résidents de Debaltseve sont évacués en raison des bombardements des rebelles pro-russes qui pleuvent sur cette localité depuis des semaines.

Photo : La Presse canadienne / AP/Petr David Josek

Sur le terrain

Depuis quelques semaines, la ville de Debaltseve, qui relie par train les villes rebelles de Donetsk et de Louhansk, est le théâtre d'affrontements. Selon Amnistie internationale, des 25 000 habitants que comptait auparavant Debaltseve, seuls 7000 seraient encore dans la ville, la plupart ayant été évacués. 

De leur côté, les séparatistes prorusses ont intensifié leurs pilonnages des positions gouvernementales. Selon un porte-parole de l'armée gouvernementale, les rebelles auraient dans la mire la ville portuaire de Marioupol ainsi que Debaltseve. 

Avec les informations de Le Monde, Agence France-Presse, et Reuters

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