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L'ancien prêtre Rino Deschênes condamné pour agressions sexuelles sur des mineurs

Rino Deschênes

Rino Deschênes

Photo : Bernard LeBel/Radio-Canada

Radio-Canada

Un ancien prêtre de la paroisse de Rivière-Verte au Nouveau-Brunswick, Rino Deschênes, est condamné à passer sept ans et demi derrière les barreaux.

Il avait reconnu sa culpabilité à quatre chefs d'accusation de nature sexuelle sur des mineurs, soit trois accusations de grossière indécence et une de tentative de sodomie.

Il a commis ces crimes entre les années 1967 et 1969, quand il était prêtre à Rivière-Verte. Il était âgé de 27 ans à l'époque. Il a aujourd'hui 74 ans.

Il s'agit surtout de masturbation de jeunes garçons qui étaient âgés de 10 à 13 ans au début.

Dans sa décision, la juge Brigitte Volpé a tenu compte de facteurs aggravants. Par exemple, les victimes étaient d'âge mineur et il y a eu abus de confiance puisque Rino Deschênes était en position d'autorité. De plus, la juge a souligné son manque de remords et ses excuses qui ne paraissaient pas sincères.

Les victimes l'ont qualifié d'ordure.

Rino Deschênes a quitté la région peu après ses gestes. Il est revenu s'y installer il y a quelques années à peine. Les victimes le croyaient mort, mais lorsqu'elles ont appris qu'il était de retour dans la région, elles ont décidé d'agir.

La défense demandait une peine de trois ans. La Couronne recommandait huit ans. Le procureur de la Couronne, Pierre Roussel, est satisfait de la décision de la juge.

Les commentaires de notre département sont les mêmes que d'habitude dans un cas comme celui-ci. Franchement satisfait de la sentence imposée. Je pense que la juge Volpé a tenu en ligne de compte tous les critères qu'on doit regarder dans un cas similaire à celui-ci. Elle a souligné les facteurs aggravants, et la sentence reflète justement ces facteurs aggravants.

Pierre Roussel, procureur de la Couronne

Les trois plaignants ont insisté tout au long du procès sur les torts qu'ils ont subi, ainsi que sur la haine, la honte, l'envie de carrément disparaître qu'ils ressentent, et sur le fait qu'encore maintenant, ils ont de la difficulté à vivre une vie normale.

Ils semblaient visiblement satisfaits de la décision. Ils croient qu'ils pourront maintenant tourner la page.

D'après les informations d'Étienne Dumont

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