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Comparution en avril relativement à la mort des frères Barthe

Les frères Barthe ont été asphyxiés par un python en 2013.
Les frères Barthe ont été asphyxiés par un python en 2013. Photo: CBC
Radio-Canada

Jean-Claude Savoie, le propriétaire de l'animalerie d'où s'est échappé un python qui a tué les deux jeunes frères Barthe, en août 2013 à Campbellton, N.-B., comparaîtra en cour le 27 avril à Campbellton. 

Selon ce que rapporte la Presse canadienne, M. Savoie sera accusé de négligence criminelle ayant causé la mort, a indiqué vendredi son avocat. Les autorités ne divulgueront toutefois pas la nature de l'accusation ou des accusations portées contre lui d'ici là.

Jean-Claude Savoie a été arrêté jeudi dans la région de Montréal. Il s'était établi au Québec après la mort des deux enfants, il y a de cela un peu plus d'un an. Il a été libéré le soir même, en attendant sa comparution. Selon le caporal Chantal Farrah, de la GRC, il n'a pas été jugé nécessaire, dans ce cas-ci, que M. Savoie comparaisse sans délai.

Noah Barthe, âgé de 4 ans, et son frère Connor, âgé de 6 ans, sont morts le 5 août 2013 à Campbellton. Selon les résultats des autopsies, les garçons ont été asphyxiés par un python de Seba qui se trouvait dans l'appartement où ils passaient la nuit. L'appartement et le python appartenaient à M. Savoie.

Le serpent, qui mesurait entre 3,5 et 4,5 mètres (12 et 15 pieds) et qui pesait environ 45 kilogrammes (110 livres), aurait emprunté les conduits de ventilation durant la nuit, selon les policiers qui ont capturé la bête.

La famille s'exprime

En entrevue téléphonique à Radio-Canada Acadie, Ernest Barthe, le grand-père des frères Barthe, a commenté l'arrestation survenue jeudi. Il dit ne pas avoir de grandes attentes pour la suite des choses. « La seule justice possible serait le retour de mes petits-fils », a -t-il précisé.

Ernest Barthe dit qu'il ne ressent aucune rancune envers Jean-Claude Savoie. Il croit toutefois qu'il y a eu négligence dans cette tragédie. « Laissons les événements suivre leur cours », déclare-t-il.

La famille des petits Barthe n'a pas retrouvé la sérénité, un an et demi après la tragédie. Selon Ernest Barthe, tout est difficile à vivre : les anniversaires des garçons, Noël et les autres grandes occasions. Le drame l'habite toujours, de même que son épouse et son fils Andrew, le père des garçons.

L'arrestation ne l'a pas surpris puisque les autorités avaient prévenu la famille que « quelque chose » se passerait d'ici la mi-février.

Acadie

Justice et faits divers