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L'économie de la pêche est en berne à Saint-Laurent depuis les inondations de 2011

Avant les inondations de 2011, ils étaient plus de cinquante professionnels à vivre de la pêche au Doré et à la Perchaude sur les bords du lac Manitoba à Saint-Laurent. Aujourd'hui, ils ne sont qu'une dizaine.

Avant les inondations de 2011, ils étaient plus de cinquante professionnels à vivre de la pêche au Doré et à la Perchaude sur les bords du lac Manitoba à Saint-Laurent. Aujourd'hui, ils ne sont qu'une dizaine.

Photo : Trevor Lyons

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'économie de la pêche est en chute libre sur le lac Manitoba et les professionnels ne cachent pas leur inquiétude. Jadis fleuron de l'économie du village de Saint-Laurent, l'industrie de la pêche sur le lac Manitoba est aujourd'hui sinistrée.

Depuis les inondations de 2011, le nombre de brochets grimpe à un rythme frénétique tandis que le nombre de pêcheurs baisse dramatiquement. Avant les inondations, ils étaient plus de cinquante professionnels à vivre de la pêche au doré et à la perchaude. Les pêcheurs pouvaient alors ramasser jusqu'à 500 kilos de perchaude par jour. Aujourd'hui, il n'y a plus six pêcheurs et ils sont heureux lorsqu'ils réussissent à remonter 10 kilos.

Le responsable de cette situation est le brochet qui a envahi les eaux du lac à la suite des inondations de 2011. Cette espèce n'a aucune valeur marchande et agit en prédateur sur les autres espèces et notamment sur les populations de dorés et de perchaudes, dont la population baisse considérablement.

« Il n'y aura plus de pêche, parce qu'il n'y a plus personne qui va vouloir pêcher », craint Perry Gaudry, pêcheur professionnel.

Selon Alain Gaudry, président de l'Association des pêcheurs commerciaux du lac Manitoba, l'industrie de la pêche représente 80 % de l'économie de la petite communauté de St-Laurent. Mais de moins en moins de personnes choisissent cette option de carrière.

« Un pêcheur avait l'habitude de gagner entre 600 $ et 1200 $ par jour, aujourd'hui vous êtes chanceux si vous gagnez 150 $ dans votre journée », constate Alain Gaudry.

Reste que si les salaires des pêcheurs ont chuté, les dépenses ont augmenté. « Si en plus vous devez embaucher quelqu'un, payer l'essence et les réparations, vous ne faites plus d'argent », indique le président de l'Association des pêcheurs commerciaux du lac Manitoba. Il estime que le gouvernement devra se résoudre à subventionner la pêche au brochet pour venir à bout de sa population.

Selon la préfète de la municipalité rurale de Saint-Laurent, si les pêcheurs continuent de faire si peu d'argent, ultimement c'est l'économie de toute la région qui en souffrira.

C'est pour discuter de leur avenir et sauver leur industrie que les pêcheurs de Saint-Laurent et de l'ensemble du lac Manitoba ont prévu une rencontre en mars avec le gouvernement afin d'avoir l'appui de la province dans leurs demandes.

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