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Enquête sur la route des larmes : la GRC avait mis Victoria en garde contre une baisse du budget

Un panneau recommande aux femmes de ne pas faire d'auto-stop sur la route 16

Un panneau recommande aux femmes de ne pas faire d'auto-stop sur la route 16

Photo : Betsy Trumpener

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un haut gradé de la Gendarmerie du Canada (GRC) en Colombie-Britannique avait mis en garde le gouvernement l'an dernier contre une baisse du budget de l'enquête sur les femmes disparues ou assassinées le long de la « route des larmes » dans le nord de la province.

La force E-PANA a été lancée en 2006 pour déterminer si un tueur en série était responsable de nombreux meurtres et disparitions le long de la route 16 dans le nord de la province. Éventuellement, l'équipe s'est penchée sur 18 cas de femmes mortes ou disparues.

L'an dernier, six agents ont été retranchés de l'équipe qui avait déjà connu des compressions. Au printemps, le sous-commissaire Craig Callens de la GRC a envoyé une note au directeur des services policiers de la province soulignant les possibles effets des compressions. « La fin du financement du projet E-PANA réduirait la capacité de mener efficacement une enquête historique sur des homicides dans la province », a-t-il écrit dans la note obtenue par la Loi d'accès à l'information.

« Une mauvaise presse diminuerait la confiance du public et il y aura de moins bonnes pratiques »

— Une citation de  Craig Callens, GRC

La sergente Annie Linteau de la GRC soutient dans une déclaration écrite que l'enquête compte 12 agents et du personnel de soutien. À son sommet, elle a déjà compté 70 agents. « Alors que le nombre d'enquêteurs a été réduit, nous avons les ressources nécessaires les besoins présents de l'enquête », ajoute-t-elle.

D'autres données obtenues après des demandes d'accès à l'information révèlent que le budget pour 2012-2013 était de 1,8 million de dollars, alors qu'il s'élevait à 5 millions de dollars les années précédentes.

Des avancées

La première percée importante de l'équipe a eu lieu en 2012, quand la GRC a identifié un Américain comme le responsable de la mort d'au moins une femme. En décembre dernier, des accusations ont pu être portées contre un homme pour le meurtre de deux filles dans les années 1970.

Dans un mémo identifié comme étant un brouillon, Craig Callens avance que les coupes budgétaires pourraient avoir des conséquences au-delà de l'enquête sur la route des larmes. « Beaucoup d'attention a été portée par les médias sur l'enquête, par l'enquête sur les femmes disparues, des groupes des Nations Unies au Canada et des appels lancés pour une enquête nationale sur les femmes disparues ou assassinées », poursuit-il.

Le Nouveau parti démocratique de la province demande à ce que le gouvernement revoie sa décision de réduire les budgets pour cette enquête.

Avec les informations de La Presse canadienne

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