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Des pensions alimentaires difficiles à payer pour les aînés

Les gouvernements devraient cesser les pensions alimentaires sans terme dit l'ANCQ.
Les gouvernements devraient cesser les pensions alimentaires sans terme dit l'ANCQ. Photo: Radio-Canada

Québec et Ottawa devraient abolir les pensions alimentaires sans terme pour les anciens conjoints âgés de 65 ans et plus. C'est ce que demande l'Action des nouvelles conjointes et nouveaux conjoints du Québec (ANCQ).

L'organisation dénonce les conditions de vie difficiles de ces conjoints qui doivent encore verser une pension alimentaire à un ancien conjoint après l'âge de 65 ans. Selon Revenu Québec, 4325 payeurs de pensions alimentaires étaient âgés de 65 ans et plus à la fin de l'année 2014.

« Lorsque l'on paie une pension alimentaire et que cette pension-là est sans terme, je demande carrément au gouvernement d'abolir le sans terme », explique Lise Bilodeau, présidente de l'ANCQ. 

L'organisme ne souhaite pas que le système de pension alimentaire disparaisse, mais qu'il soit plus adapté aux conditions de vie des retraités.

« Que la pension alimentaire soit d'une durée dans le temps. C'est à dire 2 ans, 5 ans. La dame peut retourner aux études, pourquoi qu'on ne l'aiderait pas? », suggère Mme Bilodeau.

La présidente de l'Action des nouvelles conjointes et nouveaux conjoints estime qu'une personne dans cette situation est plus à risque de vivre dans la pauvreté, ayant des responsabilités supplémentaires envers l'ancien conjoint.

« Ce qui est encore plus offensant, c'est qu'après votre retraite, vous payez encore cette pension alimentaire. Vous avez déjà au préalable tout séparé, que ce soit votre fonds de pension, vos REER, votre patrimoine. »

Retour au travail

Roger Boucher doit payer une pension alimentaire à son ancienne conjointe. À la retraite depuis 2010, il a de la difficulté à subvenir aux besoins de sa famille et à payer la pension qui s'élève à 6000 $ annuellement.

« Cette pension-là est indexée, mais moi je n'ai plus vraiment d'augmentation », fait-il valoir. Au point où il a considéré faire un retour au travail pour améliorer sa situation.

« J'ai essayé de retourner travailler parce que j'avais des enfants aux études supérieures, puis j'ai reçu des lettres d'avocats au bout de six semaines pour repayer une pension alimentaire. »

Il espère donc que les gouvernements provincial et fédéral se pencheront sur la question.

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