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velo-dhiver-pasquale
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pédaler 12 mois par année, est-ce fait pour monsieur et madame Tout-le-Monde? Pasquale Harrison-Julien, chroniqueuse d'ICI Grand Montréal, a fait le test. Dans ce dernier article d'une série de trois : le récit d'une semaine d'expérimentation, le portrait d'un vrai mordu et les conseils des cyclistes.

Une chronique de Pasquale Harrison-Julien, du Grand MontréalTwitterCourriel

Le froid

Comment tromper le froid sans avoir à ouvrir mon portefeuille? En enfilant plusieurs couches et mon manteau d'hiver. Mon apparence a fait réagir : trop chaud, ont tranché plusieurs internautes, y compris mon collègue Alain Gravel.

Vrai, j'ai eu beaucoup plus chaud que prévu. Mais pas trop : j'ai retiré mon chandail de mérinos lorsque la température était plus clémente. De plus, je devais pédaler une distance relativement courte pour me rendre au travail (en moyenne 15 minutes). Et soyons honnêtes : je suis loin d'être un athlète. Les vêtements chauds étaient les bienvenus et m'ont assuré un certain confort.

Le bémol : le bonheur du vélo en ville est l'économie de temps, l'efficacité de se rendre d'un point A à un point B. Ma routine n'était peut-être pas au point, mais j'avais cette impression de perdre de précieuses minutes à enfiler pantalon de ski de fond, collants, bas, etc. 

La chaussée

Mon vélo, emprunté pour l'occasion, était doté d'un pneu avant clouté, tout neuf, pour permettre plus d'adhérence sur la chaussée hivernale. Et comme les traces du verglas tombé au début du mois de janvier étaient encore bien présentes, l'ajout de ce pneu était le bienvenu.

Première constatation : j'ai surtout roulé sur l'asphalte. Pas sur la neige ni sur la glace.

Deuxième constatation : mon manque d'expérience s'est cruellement révélé lorsque j'ai choisi de circuler sur une petite rue où d'étroits sillons glacés faisaient office de tracé. Je roulais très lentement, la rue était déserte; j'ai décidé de m'y risquer. Erreur. J'ai chuté, sans me faire mal toutefois. Conclusion : éviter ce type de rue et dans le pire des scénarios, finir le trajet en marchant, sur le trottoir.

Les pistes cyclables

La Ville de Montréal annonçait à la fin de 2014 vouloir entretenir 260 kilomètres de pistes cyclables. En pratique : difficile, voire impossible de planifier tout un trajet en n'utilisant que les pistes du réseau blanc. Et ce, même sur des trajets au coeur de Montréal.

Certains axes étaient franchement agréables : la piste Rachel et sur René-Lévesque, notamment car elles étaient bien dégagées.

D'autres étaient carrément dangereuses. Mon exemple : la piste Laurier, direction ouest. Les bordures étant à moitié déglacées, j'étais presque obligé de circuler dans la rue, alors que les automobiles arrivaient en sens contraire. Inutile de dire que j'ai rapidement changé mon chemin.

La cohabitation

Sur la route : rien à déclarer. Aucun klaxon, aucune prise de bec avec un automobiliste plus ou moins heureux de me voir à vélo pendant l'hiver.

Il faut dire que les trajets que j'ai choisis y ont peut-être quelque chose à voir : j'ai rapidement abandonné l'idée de circuler sur des rues étroites (qui étaient bien souvent glacées) et aussi les artères importantes.

J'étais plus à l'aise de circuler sur des voies intermédiaires : assez larges pour que les automobiles puissent me dépasser, mais sans être confrontée à une circulation trop importante. L'avenue Christophe-Colombe (nord) et de la Roche (sud) sont de bons exemples.

Fait à noter, mon état de cycliste d'hiver a surtout fait réagir... à l'intérieur. Plusieurs personnes se sont arrêtées lorsqu'elles ont vu mon casque déposé sur mon bureau. Piétons, cyclistes trois saisons, automobilistes : nombreux sont ceux qui ne voient pas le vélo d'hiver d'un bon oeil. Suffit aussi de jeter un coup d'oeil dans la section commentaires des articles sur le sujet.

Et alors?

J'ai survécu, je n'ai pas eu trop froid et j'ai même éprouvé un certain plaisir à me déplacer à vélo. L'effort physique est plus intense que l'été, ce qui est en fait positif pour quelqu'un qui a tendance à moins bouger lorsque la neige apparait.

Ai-je la piqure? J'aimerais certainement ajouter le vélo dans mon cocktail transport, graduellement, pour m'adapter aux différentes conditions routières. En ayant le loisir de choisir les jours où mon vélo sortira... ou pas.

Pourquoi pédaler l'hiver? Quoi améliorer? Regardez le témoignage d'un vrai mordu, le cycliste Gabriel Campeau.

Les conseils des cyclistes

Quels sont les meilleurs secteurs pour faire du vélo d'hiver dans la région? Y a-t-il des zones à éviter? Nous avons demandé aux cyclistes du Grand Montréal d'épingler leurs conseils sur notre carte. Plus de 150 recommandations ont été faites par la communauté de cyclistes. Parcourez la carte ci-dessous pour les découvrir.

Le vélo sous zéro : un choix de plus en plus populaire

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