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Le procureur argentin décédé préparait un mandat d'arrêt contre la présidente

La présidente de l'Argentine Cristina Fernandez Kirchner

La présidente de l'Argentine Cristina Fernandez Kirchner

Photo : La Presse canadienne / Rodrigo Abd

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un projet de mandat d'arrêt visant la présidente argentine Cristina Fernández a été retrouvé au domicile du procureur Alberto Nisman, mort le mois dernier dans des circonstances troubles alors qu'il enquêtait sur l'attentat de 1994 contre un centre de la communauté juive de Buenos Aires, a confirmé mardi la magistrate chargée de l'enquête sur son décès.

Dans ce mandat, révélé par le New York Times, le procureur Nisman accusait la présidente d'avoir essayé de couvrir des Iraniens responsables de l'attentat qui a fait 85 morts en
juillet 1994 au siège de l'Association mutuelle israélite d'Argentine (AMIA).

Alberto Nisman a été retrouvé mort à son domicile le 18 janvier, avec une blessure par balle à la tête et une arme de calibre .22 à ses côtés, ainsi qu'une seule douille.

Aucune trace de poudre n'a été relevée sur ses mains lors de l'autopsie, ce qui tend à réfuter la thèse du suicide.

Le projet de mandat d'arrêt se trouvait dans une poubelle de l'appartement. Interrogée par une radio argentine, la magistrate Viviana Fein, chargée d'enquêter sur sa mort, a précisé qu'il avait été versé au dossier.

Le projet ne figurait pas en revanche dans les 350 pages du rapport d'enquête que le procureur Nisman a déposé en justice quelques jours avant sa mort. Il demandait simplement à ce que la présidente Fernández soit entendue par la justice.

Selon lui, elle aurait étouffé la mise en cause de ressortissants iraniens pour permettre une relance des relations diplomatiques et commerciales avec la république islamique.

Le magistrat a consacré près de dix ans de son travail pour tenter de démontrer que l'Iran était derrière l'attentat de 1994, des accusations que Téhéran a constamment démenties.

Il est mort à la veille de son audition prévue devant le Congrès sur ses allégations relatives à l'implication de la présidente, allégations que Fernández a qualifiées d' « absurdes ».

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