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La libération de Mohamed Fahmy est « imminente », dit John Baird

El periodista canadiense Mohamed Fahmy.

Photo : RCI/Stringer Egypt / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le journaliste canado-égyptien d'Al-Jazira Mohamed Fahmy, emprisonné au Caire depuis plus d'un an, a abandonné sa citoyenneté égyptienne dans l'espoir d'être relâché. Le ministre des Affaires étrangères du Canada, John Baird, a déclaré aujourd'hui à CBC que sa libération était « imminente ». 

Le bureau de John Baird affirme que le ministre poursuit les discussions avec son homologue égyptien. 

C'est la fiancée de Mohamed Fahmy qui a confirmé son abandon de la citoyenneté égyptienne à La Presse Canadienne. Marwa Omara a expliqué que les autorités égyptiennes en avaient fait une condition à sa libération. Elle affirme que la décision a été très difficile à prendre pour son conjoint, « un fier Égyptien qui vient d'une famille de militaires ». 

Marwa Omara affirmait hier que le processus d'expulsion de son conjoint vers le Canada « touchait à sa fin ».

Les espoirs que Mohamed Fahmy soit finalement relâché sont grands au lendemain de la libération de son collègue australien Peter Greste. Le journaliste a été expulsé d'Égypte à son 400e jour de prison.

Le sort du troisième journaliste d'Al-Jazira emprisonné au Caire, l'Égyptien Baher Mohamed, est plus incertain. Notamment parce qu'aucun pays étranger ne réclame sa libération.

Les trois hommes ont été arrêtés en décembre 2013 et condamnés à des peines de 7 à 10 ans de prison. Les autorités leur reprochaient leur « soutien » aux Frères musulmans, le parti du président déchu Mohamed Morsi, considéré comme un groupe terroriste par le nouveau régime d'Al-Sissi.

Les journalistes ont toujours soutenu n'avoir fait que leur travail.

Peter Greste soulagé, mais inquiet

Dans sa première entrevue depuis sa libération accordée à Al-Jazira, Peter Greste a raconté avoir été pris par surprise par sa libération. « Je ne m'y attendais pas du tout. Je me suis réveillé en pensant à la campagne que nous devions mener. » Il est allé courrir, puis le directeur de la prison l'a fait venir pour lui dire de faire sa valise; l'ambassade s'en venait. 

Le journaliste dit ressentir un immense soulagement d'être enfin libre, mais il se dit très inquiet pour Mohamed Fahmy et Baher Mohamed, « qui sont devenus sa famille ».

« Je ressens une énorme angoisse d'avoir laissé mes collègues là-bas.  »

— Une citation de  Peter Greste

Peter Greste demande à l'Égype, qui selon lui « a fait un grand pas en avant en le libérant », de poursuivre dans la même direction et de relâcher « ses frères ».

Il décrit Mohamed Fahmy comme un journaliste passionné et un homme déterminé, et il dit de Baher Mohamed qu'il est le « plus merveilleux père de famille qu'il ait rencontré », soulignant qu'un de ses enfants est né alors qu'il était en prison. 

Citoyenneté contre liberté

Mohamed Fahmy a partagé son dilemme d'avoir à renoncer à sa citoyenneté égyptienne pour obtenir sa liberté sur son compte Twitter officiel. « Pourquoi un être humain devrait-il laisser tomber sa citoyenneté afin de sortir de prison pour un crime qu'il n'a pas commis? », a-t-il écrit dimanche. 

« Est-ce que vous renonceriez à votre nationalité pour la liberté? » a-t-il aussi demandé à ses abonnés. 

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