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Affaire Hamza Chaoui : une connaissance de l'imam se porte à sa défense

Hamza Chaoui
Hamza Chaoui
Radio-Canada

Un homme de la communauté musulmane de Québec ayant bien connu Hamza Chaoui lorsqu'il étudiait à l'Université Laval se porte à sa défense. L'imam, qualifié samedi « d'agent de radicalisation » par le maire de Montréal, est victime d'une certaine forme de chasse aux sorcières, déplore celui qui l'a bien connu il y a quelques années à Québec.

L'homme, qui s'est confié à un journaliste de Radio-Canada et qui préfère conserver l'anonymat, a tenu à brosser un tout autre portrait que celui dressé plus tôt samedi par Denis Coderre.

Ce dernier a fait savoir que la Ville de Montréal ne délivrera pas de certificat d'occupation pour permettre les activités d'un centre communautaire musulman qui devait être dirigé par Hamza Chaoui. La Ville dit prendre cette décision pour des raisons de sécurité publique.

Hamza Chaoui a déjà déclaré que l'islam et la démocratie sont « complètement incompatibles » puisque des homosexuels et des athées peuvent se faire élire députés. Il croit aussi que les femmes doivent avoir un tuteur.

« Deux poids, deux mesures avec les musulmans »

Celui qui a bien connu Hamza Chaoui à l'Université Laval est d'avis que la liberté d'expression de l'imam est brimée.

« C'est deux poids, deux mesures d'habitude avec les musulmans », déplore-t-il.

Il fait remarquer que plus de trois semaines après les attentats de Charlie Hebdo, qui ont entrainé une vague de manifestations en faveur de la liberté d'expression, l'imam Hamza Chaoui ne peut, lui, en revanche, se réclamer de la liberté d'expression.

Quand il s'agit des musulmans, la liberté d'expression disparait, les libertés disparaissent puis on commence à coller l'étiquette de fondamentaliste, terroriste, intégriste

Connaissance de Hamza Chaoui

« On peut insulter le prophète, on peut le caricaturer, on peut se moquer de lui, on peut se moquer des musulmans, on peut les traiter de cons, il n'y a pas de problèmes. Trois semaines plus tard, M. Chaoui dit que l'Islam n'est pas compatible avec la démocratie. Là, la liberté d'expression, c'est fini, on veut mettre des limites », déplore-t-il.

S'il concède que Hamza Chaoui a tenu des propos assez durs à l'endroit de la démocratie et des homosexuels, celui qui l'a bien connu affirme que ces paroles ne représentent qu'une infime partie de son discours.

« Les médias n'ont pris qu'une petite portion de son discours et l'ont diffusé, entretenant ainsi une certaine distorsion dans les perceptions de la population à l'égard de l'imam Hamza Chaoui. »

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