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Coincé à la maison, faute d'avoir accès à un neurochirurgien

Alfred Mazerolle

Alfred Mazerolle

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'attente pour les consultations avec les neurochirurgiens est longue dans l'est du pays. Le problème, c'est que même si la moyenne nationale s'établit à 18 semaines d'attente, en Atlantique, la période d'attente est presque deux fois plus longue.

Le cas d'un homme de Belledune au Nouveau-Brunswick démontre le sérieux de la situation au Nouveau-Brunswick. Alfred Mazerolle est coincé à la maison depuis le mois d'octobre en attente d'une consultation avec un neurochirurgien. Et ce dernier n'est pas sorti du bois, puisque l'attente pourrait se poursuivre jusqu'en septembre prochain.

M. Mazerolle a commencé à avoir des douleurs à la jambe en août 2014. Après avoir consulté un neurologue, en octobre, on lui a diagnostiqué un problème aux os qui affecte ses jambes, son élocution, et son équilibre.

[Mon médecin] m'a dit d'appeler un politicien. Que j'allais attendre comme tout le monde! Ce n'est pas juste.

Une citation de :Alfred Mazerolle, patient.

« Plus ça va, pire c'est. Et ça nécessite une chirurgie immédiatement, le plus tôt possible, parce que l'infirmière praticienne a dit que plus j'attends, pire ce sera et que je pourrais devenir paralysé », raconte M. Mazerolle.

Il doit maintenant consulter un neurochirurgien à Moncton, mais confie que ce ne sera pas possible avant au moins le mois de septembre prochain.

Le ministre Victor Boudreau n'est pas au courant de la situation d'Alfred Mazerolle, mais il assure que les listes d'attente sont un problème sérieux pour le système de santé de la province.

« Les listes d'attentes, peu importe la procédure, peu importe le secteur, c'est toujours quelque chose qu'on doit adresser pour essayer d'être certain qu'on se retrouve dans les normes acceptables, disons, qui sont établies au Canada », affirme le ministre Boudreau.

Selon une étude de l'Institut Fraser publiée en novembre 2014, le temps d'attente a triplé au cours de la dernière décennie au Nouveau-Brunswick et il y a certainement beaucoup de travail à faire pour renverser la vapeur.

Extrait de l'étude Waiting Your Turn: Wait Times for Health Care in Canada, 2014 Report publiée par l'Institut Fraser:

« En 2014, les temps d'attente entre l'aiguillage et le traitement étaient les plus longs au Nouveau-Brunswick (37,3 semaines), à l'Île-du-Prince-Édouard (35,9 semaines) et en Nouvelle-Écosse (32,7 semaines). Ils étaient les plus courts en Ontario (14,1 semaines), en Saskatchewan (14,2 semaines) et au Québec (16,9 semaines). »

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