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Jocelyn Dupuis écope de 12 mois de prison

12 mois de prison pour Jocelyn Dupuis : reportage d'Isabelle Richer
Radio-Canada

L'ex-directeur général de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis, qui a été reconnu coupable de fraude et de fabrication de faux documents en septembre dernier, a été condamné à 12 mois de prison.

M. Dupuis, qui en appelle du verdict, a été remis en liberté en attendant que la Cour d'appel l'entende.

Le juge Denis Lavergne a insisté sur le fait qu'il s'agissait d'un abus de confiance : les travailleurs autant que les administrateurs de la FTQ-Construction lui faisaient confiance.

Selon le juge, il est clair hors de tout doute qu'il y a eu crime, qu'il y a une victime et que « cette victime, c'est la FTQ-Construction elle-même », même si cette dernière a refusé de porter plainte pour un délit que l'accusé a pourtant reconnu avoir commis.

En 2007-2008, l'ex-syndicaliste a falsifié des factures et créé de faux documents pour gonfler des notes d'hôtel et de restaurant dans ses rapports de dépenses alors qu'il était en poste à la FTQ-Construction.

Il a été reconnu coupable en septembre dernier de fabrication de faux et d'une fraude totalisant plus de 63 000 $.

Jocelyn Dupuis avait plaidé non coupable aux accusations portées contre lui. Lors du procès, il avait cependant reconnu avoir produit de fausses factures, mais assurait l'avoir fait dans l'intérêt des travailleurs.

Les fausses factures que lui remboursait la centrale syndicale servaient, selon lui, à payer les déplacements des travailleurs lors de grandes manifestations syndicales ou, encore, à l'achat de pancartes destinées à être utilisées dans des manifestations. Cet argument avait été qualifié de « loufoque » par les avocats de la Couronne.

Au cours de la période analysée par la poursuite, Jocelyn Dupuis avait remis 43 rapports de dépenses totalisant 225 000 $.

La Sûreté du Québec s'était plus particulièrement penchée sur 144 reçus irréguliers de six restaurants montréalais, qui représentaient potentiellement plus de 63 000 $ de réclamations fictives ou gonflées.

Société