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La flagellation de Raïf Badawi de nouveau suspendue

La femme de Raif Badawi, Ensaf Haidar, tient une photo de son mari lors d'une manifestation à Ottawa.

La femme de Raif Badawi, Ensaf Haidar, tient une photo de son mari lors d'une manifestation à Ottawa.

Photo : Chris Wattie / Reuters

Radio-Canada

Le blogueur saoudien Raïf Badawi échappe à nouveau aux 50 coups de fouet que lui promettaient les autorités saoudiennes aujourd'hui, selon Amnistie internationale. L'organisme humanitaire évoque à nouveau des raisons de santé pour expliquer cette nouvelle suspension de l'application de la peine de 1000 coups de fouet à laquelle M. Badawi a été condamné.

Blogueur libéral de 31 ans, Raïf Badawi a été condamné à 10 ans de prison et 1000 coups de fouet - à raison de 50 chaque vendredi – pour avoir critiqué le régime saoudien et pour s'être exprimé sur l'islam.

M. Badawi, dont la femme et les enfants vivent à Sherbrooke, au Québec, a reçu les 50 premiers coups de fouet le 9 janvier dernier. Les deuxième et troisième séances du châtiment ont toutefois été suspendues pour des raisons médicales. La quatrième, prévue pour aujourd'hui, a de nouveau été reportée pendant que la communauté internationale s'active et dénonce la peine.

M. Badawi a été arrêté, accusé et condamné pour cybercrime, apostasie et désobéissance à son père, ce qui constitue un crime dans le royaume saoudien. Une fois la peine de prison purgée, il lui sera interdit de voyager pendant 10 ans.

50 coups de tambour pour Raif Badawi

Manifestation à Sherbrooke

Une centaine de personnes, dont plusieurs étudiants, étaient présentes devant l'hôtel de ville de Sherbrooke vendredi midi pour la vigile hebdomadaire. Le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, a pris la parole pendant l'activité. Il s'est dit fier de voir que les Sherbrookois continuent, semaine après semaine, de manifester pour demander la libération de Raif Badawi.

« Vous faites rayonner les droits de l'Homme de la communauté de Sherbrooke au Québec et dans tout le monde. Il ne faut pas lâcher. J'ai demandé au ministre John Baird afin qu'il fasse des pressions pour faire libérer Raif Badawi. Je lui aussi demandé d'accélérer le processus de réunification familiale »,

L'épouse de Raif Badawi est réfugiée à Sherbrooke avec leurs trois enfants.

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