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L'Ontario veut réduire la vitesse dans les quartiers résidentiels et les zones scolaires

L'Ontario veut réduire la vitesse dans les quartiers résidentiels et les zones scolaires.

L'Ontario veut réduire la vitesse dans les quartiers résidentiels et les zones scolaires.

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement ontarien consultera les municipalités de la province en vue de réduire la vitesse dans les quartiers résidentiels et les zones scolaires pour protéger les piétons. Des ateliers auront notamment lieu au printemps.

En ce moment, la limite de vitesse par défaut dans les rues résidentielles de l'Ontario, en l'absence de signalisation, est de 50 km/h.

Selon le ministre de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels, Yasir Naqvi, qui a proposé l'idée l'automne dernier, différentes avenues sont considérées pour réduire cette limite à 40 km/h.

« L'une d'elles est de réduire la vitesse permise par le Code de la route [dans les quartiers résidentiels] de 50 km/h à 40 km/h », souligne celui qui représente la circonscription d'Ottawa-Centre à Queen's Park. « L'autre possibilité est de permettre aux municipalités, selon leurs propres circonstances, de déterminer si elles veulent réduire la limite de vitesse de 50 km/h à 40 km/h. Une troisième avenue est de leur permettre de réduire la vitesse de 50 km/h à une vitesse de leur choix, pour autant qu'elles affichent clairement les nouvelles règles. »

Nous vivons dans des communautés denses. Les véhicules sont de plus en plus rapides. Notre population s'accroit.

Une citation de :Yasir Naqvi, député d'Ottawa-Centre

La province envisage également de limiter la vitesse à 30 km/h dans toutes les zones scolaires.

Nul ne doit conduire un véhicule automobile à une vitesse supérieure : a) à 50 km/h sur une voie publique située dans une municipalité locale ou une agglomération; b) malgré l'alinéa a), à 80 km/h sur une voie publique qui n'est pas située dans une agglomération, mais est située dans une municipalité locale qui avait le statut de canton le 31 décembre 2002 et, n'eût été l'édiction de la Loi de 2001 sur les municipalités, aurait conservé ce statut le 1er janvier 2003, si la municipalité est prescrite par règlement [...]

Source : Extrait de l'article 128.1 du Code de la route de l'Ontario

La sécurité avant tout

Le ministre Naqvi affirme qu'abaisser la vitesse des voitures et autres véhicules de seulement quelques km/h pourrait faire une importante différence.

« Des recherches scientifiques ont démontré que même une réduction de 10 km/h de la vitesse permise augmente les chances de survie d'une personne », explique-t-il.

Dans son Examen des décès de piétons (Nouvelle fenêtre), publié en 2012, le coroner en chef de l'Ontario a d'ailleurs inclus des recommandations allant dans ce sens.

Il a notamment suggéré au ministère des Transports de « modifier le Code de la route afin de permettre aux municipalités de diminuer la limite de vitesse par défaut des routes résidentielles sans signalisation à 40 km/h, plutôt que les 50 km/h actuellement en vigueur ».

Le coroner en chef est même allé jusqu'à affirmer que les municipalités devraient envisager de limiter la vitesse à 30 km/h dans les rues résidentielles et à 40 km/h dans les autres rues, à moins d'indication contraire.

Des comportements à changer

M. Naqvi rappelle toutefois que les usagers de la route doivent aussi apprendre à coexister et à respecter le Code de la route

La situation à Ottawa, où les résidents peuvent d'ores et déjà demander, en remplissant une pétition (Nouvelle fenêtre), à ce que la vitesse dans une rue locale soit limitée à 40 km/h, illustre l'importance de la sensibilisation.

« La réduction de la vitesse affichée n'est qu'une partie de la solution. En effet, lorsque la Ville d'Ottawa a réduit la vitesse permise de 50 km/h à 40 km/h, les études qui ont suivi ont indiqué que la vitesse à laquelle les automobilistes roulaient n'avait pas changé considérablement », soulignait d'ailleurs le coroner en chef dans son rapport de 2012.

Les routes elles-mêmes devaient être modifiées pour encourager une diminution de la vitesse, puisqu'en l'absence de sanctions, les automobilistes ont tendance à rouler à une vitesse qu'ils jugent confortable.

Une citation de :Examen des décès de piétons du coroner en chef de l'Ontario

Selon M. Naqvi, l'amélioration du transport en commun fait aussi partie de la solution, puisqu'il peut mener à une réduction du nombre de véhicules sur les routes.

Avec les informations de CBC

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