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Aide sociale : les modifications proposées sont mal reçues

Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale François Blais

Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale François Blais

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les changements proposés à l'aide sociale par le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, sont très mal accueillis par les responsables de groupes communautaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Les six modifications réglementaires que souhaite faire le gouvernement visent des points précis de la loi, comme le nombre de jours où un prestataire peut séjourner hors Québec, le partage d'un logement, la valeur maximale d'une propriété ou les autres revenus admissibles.

Des mesures qui, l'une dans l'autre, toucheront un petit nombre de personnes assistées sociales, reconnait le coordonnateur de L'ASTUSE, Sylvain Bergeron.

« On va partager un logement parce que ça va nous coûter moins cher puis qu'on va pouvoir mieux manger par après, mais le gouvernement ne veut pas que les gens réussissent à être débrouillards et à bien se nourrir et à être capables de se trouver un emploi par après », déplore-t-il.

En fait selon Sylvain Bergeron, le mal est ailleurs. Parce qu'en affirmant lutter contre certains abus, le ministre alimente les préjugés, croit-il.

« Finalement, c'est juste pour augmenter les préjugés face aux assistés sociaux puis pouvoir, peut-être, taper plus fort sur le clou au prochain budget », souligne le coordonnateur de L'ASTUSE.

Comme d'autres travailleurs communautaires, il déplore l'absence de mesures incitatives, alors que le gouvernement du Québec s'attaque à ce qui pourrait avoir un effet positif sur l'emploi en région, comme les centres locaux d'emploi ou les carrefours jeunesse emploi.

« Le gouvernement ne veut rien savoir d'aider les personnes assistées sociales à s'en sortir, affirme M. Bergeron. Tout ce qu'il veut, c'est les garder là, les enfoncer un peu plus pour qu'elles acceptent des jobs à n'importe quel prix pour leurs amis du patronat. »

Le ministre Blais invite pour sa part les groupes et les personnes à faire connaître leur avis sur son projet de réforme.

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