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Un « dragon » chinois découvert par des chercheurs de l'Université de l'Alberta

Le Qijianglong, qui aurait vécu il y a 160 millions d'années, possédait un cou qui faisait près de la moitié de la longueur totale de son corps. Représentation d'un artiste
Le Qijianglong, qui aurait vécu il y a 160 millions d'années, possédait un cou qui faisait près de la moitié de la longueur totale de son corps. Représentation d'un artiste Photo: Lida Xing
Radio-Canada

Une équipe de paléontologues de l'Université de l'Alberta a mis au jour en Chine un fossile de dinosaure qui possédait un cou faisant près de la moitié de la longueur totale de son corps.

L'étude menée par le paléontologue Philip J. Currie, le candidat au doctorat Tetsuto Miyashita et l'étudiante Lida Xing a été publiée dans la revue Journal of Vertebrate Paleontology.

Le dinosaure qui devait mesurer 15 mètres a vécu il y a environ 160 millions d'années. Il a été nommé Qijianglong, ce qui signifie « le dragon de Qijiang », en référence à la ville du sud de la Chine près de laquelle la découverte a été faite.

Les anciens mythes relativement aux dragons viennent de la Chine. Je me demande s'il y a très longtemps, un Chinois n'a pas trouvé un squelette de dinosaure à long cou comme le Qijianglong et n'a pas imaginé une créature mythique.

Tetsuto Miyashita, candidat au doctorat en sciences biologiques de l'Université de l'Alberta.

Les paléontologues ont été surpris de constater que le dinosaure possédait un cou unique. Les vertèbres étaient remplies d'air, ce qui permettait au cou d'être relativement léger compte tenu de sa taille gigantesque. Également, les jointures entre les vertèbres s'imbriquaient les unes dans les autres, de sorte que l'animal devait surtout bouger son cou de haut en bas, un peu comme une grue de construction.

Le Qijianglong fait partie de la famille des Mamenchisauridae qui se trouvaient uniquement en Asie. Tetsuto Miyashita affirme que cette découverte montre aux scientifiques que les espèces qui présentaient des caractéristiques extrêmes survivaient mieux isolées du reste du monde.

Il précise que les raisons qui expliquent cette isolation sur un seul continent ne sont pas encore connues, mais que les dinosaures pourraient avoir été bloqués par une barrière physique comme une mer qui n'existerait plus aujourd'hui. Une fois que cette barrière physique eût disparu, l'espèce a peut-être perdu son combat pour la survie en raison de la compétition d'espèces invasives, croit Tetsuto Miyashita.

Le squelette fossilisé du Qijianglong se trouve maintenant dans un musée de la ville de Qijian.

Alberta

Science