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Une étude de l’IRIS montre que les entreprises québécoises surépargnent

© Radio-Canada / François Lemay | Éric Pineault

© Radio-Canada / François Lemay | Éric Pineault

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les entreprises du Québec s'assoient sur leur capital plutôt que d'investir, selon une étude de l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS) menée par l'économiste Éric Pineault.

Éric Pineault a analysé l'évolution des liquidités accumulées par les entreprises une fois les frais, les impôts et les dividendes aux actionnaires payés.

Au Québec, cette surépargne représente près de 30 % du produit intérieur brut (PIB), atteignant un peu plus de 111 milliards de dollars, en 2013.

L'économiste affirme que ce montant dort dans des comptes au lieu d'être utilisé pour investir, ce qui est totalement improductif

« Du côté de l'État, c'est des revenus en moins et du côté de l'économie privée, c'est de l'investissement qui ne se fait pas », déplore Éric Pineault.

La part de cette surépargne a crû de façon spectaculaire. Au Canada, elle est passée de 11 % du PIB au milieu des années 90 à 32 %, en 2013.

Rio Tinto Alcan est parmi les entreprises où les augmentations sont les plus spectaculaires, selon Éric Pineault.

« Les ventes pendant cinq ans progressent de 93 %; par contre l'épargne, de 600 %. Alors l'entreprise, plutôt que d'investir, elle accumule, accumule et elle n'investit pas et elle demande des sacrifices à tout le monde », souligne l'économiste.

Les conclusions de l'étude font dire à Éric Pineault qu'il faut revoir la fiscalité des entreprises qui, depuis des années, favorisent les baisses d'impôts afin de stimuler l'investissement.

« Si l'entreprise ne sait pas comment faire travailler cet argent-là, je pense qu'à Québec, on a quelques idées sur comment on pourrait investir de manière profitable ces liquidités-là », croit-il.

Il ajoute cependant que la prudence est de mise puisque les entreprises, surtout celles à propriété étrangère comme Rio Tinto Alcan, pourraient être tentées de procéder à des mouvements de capitaux. Il croit tout de même que les gouvernements ont une certaine marge de manœuvre pour agir.

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