•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un premier « café-citoyen » ouvert au public sur la francophonie manitobaine

L'animateur du premier café citoyen de La Liberté dans le cadre des États généraux de la francophonie manitobaine, Bertrand Nayet, discute avec les panélistes (Carmen Laroche et Eric Plamondon).

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada

Les Manitobains se sont exprimé lundi soir sur l'avenir de la francophonie dans la province dans le cadre d'un premier « café-citoyen » ouvert au public et organisé par l'hebdomadaire francophone La Liberté. L'évènement s'est déroulé dans le cadre des états généraux, lancés en novembre dernier par la Société franco-manitobaine (SFM) afin de sonder la population sur des pistes de solutions pour la communauté francophone.

Selon la SFM, il s'agit du troisième « café-citoyen » officiel depuis le début de l'exercice. La Corporation de développement économique du Manitoba (CDEM) et Santé en français ont déjà tenu des rencontres à huis clos.

Une vingtaine de personnes ont participé à la rencontre, le premier exercice de recensement ouvert au public. La directrice et rédactrice en chef de La Liberté, Sophie Gaulin, explique que la transparence est très importante pour ce genre d'assemblée. « Quand il y a des cafés-citoyens à huis clos, quand on est journaliste, c'est très difficile de convaincre les gens d'aller dans leurs salons et puis d'interviewer leurs amis et leurs familles. Alors, c'était une façon pour nous de dire que, oui, il allait y avoir au moins un café-citoyen qui allait être public et que du vrai monde puisse venir s'exprimer, » explique-t-elle.

La soirée était animée par l'auteur et enseignant Bertrand Nayet. Le groupe de discussion comptait quatre membres de la communauté francophone : le directeur général de la Maison des artistes visuels francophones, Éric Plamondon; un commissaire de la Division scolaire franco-manitobaine, Denis Clément; la vice-présidente du Conseil jeunesse provincial, Élise Paektau et une résidente de Saint-Boniface et ancienne employée de la Bibliothèque municipale, Carmen Laroche.

Après avoir abordé de nombreux sujets suivant les thèmes établis par la SFM, les membres du public ont eu l'occasion de s'exprimer et de poser des questions. Fatoumata Diallo, une francophone unilingue originaire de l'Afrique, affirme que ses enfants ne maîtrisent pas bien le français. Installée au Manitoba depuis 2 ans, sa famille peine à s'intégrer dans la communauté franco-manitobaine.

« En tant qu'immigrante, je ne trouve pas le franco-manitobain très accueillant », dit-elle.

Partout où j'ai fait la demande pour travailler dans les services dits « francophones », on me dit « désolé, vous ne parlez pas anglais ». Qu'est-ce que vous croyez que ça me pousse à faire? 

Fatoumata Diallo

La Liberté espère organiser un café-citoyen ouvert au grand public une fois par mois. La période des états généraux se déroulera jusqu'au mois de juin. La SFM préparera ensuite un rapport qui sera présenté au public l'automne prochain.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Manitoba

Francophonie