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Le compost humain, une option pour un cimetière de Kelowna

Compost humain

Photo : Urban Death Project

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Avec son cimetière municipal qui se remplit, la Ville de Kelowna, en Colombie-Britannique, doit penser à diverses solutions, dont les enterrements écologiques.

Le concept des enterrements écologiques, ou « verts », est de laisser la dépouille se décomposer le plus naturellement possible dans le sol, en évitant les cercueils, les caveaux, l'embaumement ou l'incinération. Une fois complètement décomposé, le corps peut être transformé en compost utilisable.

Le directeur du cimetière municipal Memorial Park à Kelowna, David Gatze, préfère ne pas parler de « compost humain », mais il convient que la demande, pour les enterrements verts, grandira avec la venue de nouvelles générations plus soucieuses de la consommation d'énergie.

Jeudi dernier, le conseil municipal a adopté un plan d'aménagement quinquennal de 660 000 $ pour le cimetière. Ce plan prévoit la construction d'une nouvelle section de 600 à 800 places pour des restes incinérés, lesquels prennent moins d'espace que les cercueils. Le tout fait partie d'un plan à plus long terme visant à créer plus de places et à entretenir le cimetière lorsqu'il sera rempli.

La fondatrice d'un organisme sans but lucratif de compost humain à Seattle croit aussi que la demande pour les enterrements verts grandira. Katrina Spade, fondatrice et directrice générale d'Urban Death Project, soutient que les options manquent et sont souvent inutiles ou carrément néfastes pour l'environnement.

Un corps humain prend de quatre à six semaines à se décomposer complètement, selon Mme Spade. « À ce moment-là, nous encourageons les proches à revenir, prendre un peu de ce compost et peut-être cultiver un jardin commémoratif dans leur cour », explique-t-elle.

Avec les informations de avec CBC

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