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Le chef Charlebois : policier et lutteur

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dans les années 40 et 50, le chef de police de la ville de Noranda, Yvain Charlebois, était aussi un lutteur semi-professionnel.  Il luttait sous le nom du Chef Charlebois, mais aussi, sans que personne ne le sache, sous celui de la Merveille masquée.  Alors que le Chef était perçu comme un « gentil », l'homme masqué était un « méchant » que les spectateurs détestaient.

Dans les années 40 et 50, le chef de police de la ville de Noranda, Yvain Charlebois, était aussi un lutteur semi-professionnel.  Il luttait sous le nom du Chef Charlebois, mais aussi, sans que personne ne le sache, sous celui de la Merveille masquée.  Alors que le Chef était perçu comme un « gentil », l'homme masqué était un « méchant » que les spectateurs détestaient.

Un article de Karine MateuTwitterCourriel

Même son fil, Jean-Paul Charlebois, qui allait voir ses combats de lutte ne savait pas que son père se cachait aussi sous le masque de la Merveille masquée. Il se demandait d'ailleurs pourquoi le Chef Charlebois n'affrontait jamais la Merveille.  C'est à l'âge de 11 ans qu'il a découvert les deux visages de son père...

Découvrez toute l'histoire, ici, dans la chronique diffusée à Des matins en or.  

Archives de La Frontière des années 50

Les combats de lutte se déroulaient au Forum de Rouyn ou au Centre récréatif de Noranda.

« La lutte était très populaire », explique l'ancien lutteur Louis Laurence

L'ancien lutteur professionnel des années 70-80, Louis Laurence, explique le phénomène de la lutte dans la région.  Connu sous le nom de Louis « Le fermier » Laurence ou Louis « The Farmer » Laurence, il luttait au Mexique, en Allemagne, mais aussi en Abitibi-Témiscamingue.

Louis Laurence a gagné sa vie en tant que lutteur et a connu, entre autres, les frères Rougeau. Il raconte comment les lutteurs étaient accueillis lors de leur passage dans la région.

« On était des vraies vedettes parce qu'on passait à la télévision.  On était plus populaire que les joueurs de hockey parce qu'on voyait notre visage et lorsque les gens nous voyaient, deux ou trois gars de 200 à 300 livres sur la rue, les gens savaient qu'il ne s'agissait pas du coiffeur du coin. »

— Une citation de  Louis Laurence
Anciens lutteurs lors du Festival du DocuMenteur. En bas, 2e à gauche, Louis Laurence.
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Anciens lutteurs lors du Festival du DocuMenteur. En bas, 2e à gauche, Louis Laurence.

Photo : Facebook Festival du DocuMenteur

Les spectateurs, à l'époque, avaient parfois de la difficulté à faire la différence entre la réalité et le spectacle.

« Ce n'était pas le pire endroit Rouyn, mais il fallait parfois faire venir les polices locales pour nous sortir de là. Moi, j'étais sur le bon bord, mais les vilains, lorsqu'ils étaient seuls sur la rue, il y avait des batailles. Les gars voulaient se prendre avec eux pour voir s'ils étaient d'égale force. »

— Une citation de  Louis Laurence

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