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Des services municipaux bilingues seraient coûteux, selon des maires de la péninsule acadienne

Bas-Caraquet
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La nouvelle bataille de Mario Charlebois pour forcer toutes les municipalités de la province à offrir un service dans les deux langues officielles suscite plusieurs réactions.

Dans plusieurs communautés francophones du nord de la province, les maires estiment qu'il y a d'autres solutions. Offrir les services municipaux dans les deux langues coûterait très cher afin d'accommoder un faible pourcentage de la population qui est déjà très bien servi, selon eux.

À Bas-Caraquet par exemple, le résident anglophone Jim Shanton adore son coin de pays sur le bord de la mer même s'il ne parle pas français.

« J'aime être sur l'eau, faire du bateau, donc je suis venu vivre ici », lance-t-il dans la langue de Shakespeare.

Dans cette communauté, les services municipaux sont offerts en français seulement, mais tout le monde fait un effort pour que Jim Shanton soit à l'aise, explique-t-il. Jim Shanton ne voit pas pourquoi un service anglophone serait nécessaire.

Le « cas par cas » est plutôt de mise, selon des maires

Le maire du village de Bertrand dans la péninsule acadienne doute de l'efficacité de la proposition de Mario Charlebois.

« Ici, dans le village de Bertrand comme dans la plupart des municipalités de la péninsule acadienne, environ 99 % de la population est francophone. La solution n'est pas le bilinguisme, mais plutôt d'offrir un service personnalisé aux anglophones », explique le maire de Bertrand, Yvon Godin.

Il ajoute que la communauté fait son possible, et qu'il y a peu de plaintes d'anglophones.

« Par respect pour les 3 ou 4 % de citoyens qui sont anglophones, on traduit nos documents sur demande », dit-il.

Pour sa part, le maire de Tracadie-Sheila estime qu'il coûterait près de 500 000 $ à sa municipalité pour qu'elle offre ses services dans les deux langues.

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