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Le racisme prend de nombreuses formes à Winnipeg

Le député fédéral de Winnipeg-Nord Kevin Lamoureux (à gauche) dans son bureau de circonscription

Le député fédéral de Winnipeg-Nord Kevin Lamoureux (à gauche) dans son bureau de circonscription

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le député fédéral de la circonscription de Winnipeg-Nord, Kevin Lamoureux, croit que le racisme existe de différentes façons dans la capitale manitobaine. Il réagit ainsi à la publication du magazine Maclean's qui soutient que Winnipeg est la ville canadienne la plus raciste au pays, particulièrement envers les Autochtones.

M. Lamoureux représente une des communautés les plus multiethniques au Manitoba. Selon l'Enquête nationale auprès des ménages de 2011 réalisée par Statistique Canada, 37 % des résidents de la circonscription sont des immigrants de première génération, dont la grande majorité est d'origine philippine.

« Le racisme qui existe [ dans ma communauté ] varie en gravité et prend de nombreuses formes », explique-t-il, en précisant avoir vu un homme approcher une femme au teint foncé pour lui demander « depuis combien de temps elle habitait au Canada ».

« Elle était choquée par la présomption puisque sa famille s'est établie au Canada il y a presque 100 ans, mais parce qu'elle n'avait pas la peau blanche, il a tenu pour acquis qu'elle était une immigrante », se souvient M. Lamoureux.

Le député qualifie l'article du magazine Maclean's de sensationnalisme et il estime que les résidents de Winnipeg sont bien plus tolérants que laisse entendre son auteur. Il ne nie pas cependant que le racisme est un problème réel. Selon lui, les trois ordres de gouvernement doivent mieux collaborer afin de s'attaquer aux inégalités socio-économiques du pays.

Étudiants internationaux

À l'Université de Saint-Boniface, qui compte 15 % d'étudiants internationaux, les problèmes liés au racisme seraient minimes, selon des étudiants.

Lionel Njeukam, un étudiant de l'Université de Saint-Boniface d'origine camerounaiseAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Lionel Njeukam, un étudiant de l'Université de Saint-Boniface d'origine camerounaise

Photo : ICI Radio-Canada

Lionel Njeukam, un étudiant d'origine camerounaise, dit qu'il n'a jamais été victime de racisme « direct ». « De manière directe, je dirais non, mais parfois, je me suis senti un peu visé par du profilage racial », explique-t-il.

Malgré ses défis, il estime cependant que la situation pour les Autochtones de la province est bien différente.

« Je ne suis pas surpris [ par l'article de Maclean's ] parce que quand je vois les Autochtones ici, moi je trouve qu'il y a vraiment des inégalités, trop d'inégalités entre les Autochtones et Canadiens. »

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