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« Avec du recul, j'aurais probablement refait la même chose » - Yvan Charron

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Hugo Houle

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après douze mois, l’heure est aux commémorations et aux témoignages à L'Isle-Verte où l'incendie à la Résidence du Havre a fait 32 victimes. Si certains font encore leur deuil, d’autres tentent toujours de comprendre quelles lacunes ont mené à la tragédie. Le chef des pompiers de L’Isle-Verte, Yvan Charron, a vécu le drame en première ligne.

Ci-haut, regardez l'entrevue avec Yvan Charron.

« Ça va bien, on a eu de mauvaises passes », affirme le chef des pompiers, qui n’a pas été épargné par le coroner Cyrille Delâge. Ce dernier a présidé l’enquête publique, tenue en novembre et décembre, pour faire la lumière sur le drame.

[Cyrille Delâge] faisait sa job, c’était correct. […] J’avais été préparé par les avocats.

Le chef des pompiers, Yvan Charron

Lors de l’enquête, le manque de formation, la lenteur à appeler des renforts et le fait que le chef des pompiers n'a pas monté de poste de commandement immédiatement ont été mis en lumière. Yvan Charron, qui est aussi directeur des services incendies pour L'Isle-Verte depuis 18 ans, n'a jamais fait sa formation d'officier et des pompiers n'ont pas suivi de cours de mise à jour de leurs compétences. La loi n’oblige pas cette mise à jour.

Oui, c’est vrai qu’il nous manque de la formation, je suis d’accord, mais un jeune qui sort de l’école, formé de A à Z, sera-t-il meilleur qu’un pompier de 20 ans d’expérience qui a vu du terrain? Je ne croirais pas.

Le chef des pompiers, Yvan Charron

Toutefois les choses changent. « Il va y avoir des formations à la grandeur de la province. Le gouvernement a sorti de l’argent pour ça. C’est bien. Je pense qu’ils vont plus prendre soin des pompiers », dit Yvan Charron, qui fera un diplôme d’études professionnelles en intervention en sécurité incendie.

Le recul

Dans la nuit du 23 janvier, les vents forts ont attisé le feu qui a rapidement embrasé le bâtiment. Le travail des pompiers a été compliqué par le froid glacial de moins 20 degrés Celsius.

 « Nous sommes arrivés avec tout ce que nous avions comme équipement, le froid, le vent, les portes barrées. Nous avons fait ce que nous pouvions, autant que nous le sachions », se rappelle Yvan Charron.

Avec du recul, si c’était à refaire, j'aurais probablement refait la même chose.

Le chef des pompiers, Yvan Charron

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