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L’Opéra de Montréal épure et modernise le classique Samson et Dalila

Endrik Wottrich et Marie-Nicole Lemieux dans « Samson et Dalila ».

Endrik Wottrich et Marie-Nicole Lemieux dans « Samson et Dalila ».

Photo : Yves Renaud

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Opéra de Montréal célèbre ses 35 ans cette année avec une nouvelle production du classique Samson et Dalila. La contralto Marie-Nicole Lemieux incarne le rôle-titre et plusieurs Québécois ont participé à la création de cette version épurée et contemporaine de l'œuvre de Camille Saint-Saëns.

Samson et Dalila raconte l'histoire de deux figures bibliques séparées par la guerre et par la politique. Samson libère le peuple hébreu de l'emprise des Philistins, grâce à la puissance de sa foi. Dalila, une Philistine, cherche à se venger en faisant fléchir la foi de Samson devant le pouvoir de l'amour.

Dans cet opéra, la Québécoise Marie-Nicole Lemieux, qui fait carrière partout dans le monde, incarne Dalila pour la toute première fois.

« C'est un rôle auquel j'aspirais depuis les débuts. C'est un rêve, parce qu'en tant que contralto, les premiers rôles sont rares. Les premiers rôles où l'on incarne une femme sont encore plus rares. »

— Une citation de  Marie-Nicole Lemieux
Marie-Nicole Lemieux dans « Samson et Dalila ».Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marie-Nicole Lemieux dans « Samson et Dalila ».

Photo : Yves Renaud

À ses côtés, Endrik Wottrich incarne Samson, mais dans un registre physique.

« C'est un super Samson. Kakloung! On va être un Samson et Dalila assez imposants physiquement merci. Vous allez nous voir du fond de la salle. »

— Une citation de  Endrik Wottrich

Les barytons canadiens Gregory Dahl et Philip Kalmanovitch jouent les rôles du grand prêtre et d'Abimélech.

Une approche scénographique différente

L'Opéra de Montréal propose une version plus actuelle, avec une mise en scène d'Alain Gauthier (il avait mis en scène Dead man walking en 2013) et une conception visuelle de la firme montréalaise Cirko de Bakuza, avec projections dans un décor minimaliste.

Les scénographes Anick La Bissonnière et Éric-Olivier Lacroix n'étaient pas intéressés à revisiter le passé. « Nous nous sommes inspirés des murs, de différents murs qui se sont faits dans l'histoire, que ce soit le mur de Berlin, ou ceux qui sont en Israël, le mur de la honte, ou selon le côté où l'on se trouve », explique Éric-Olivier Lacroix.

Un opéra présenté ailleurs qu'à Montréal?

Cette nouvelle version de Samson et Dalila suscite l'intérêt des opéras de Cincinnati, de Toronto, de Calgary et du Minnesota, dont des représentants assistaient à la répétition générale.

Pierre Dufour, le directeur général de l'Opéra de Montréal, prévoit que cette œuvre se transportera dans d'autres opéras au cours des 10 ou 12 prochaines années.

Chose certaine, le succès de cet opéra présenté à Montréal se confirme : les quatre représentations affichent complet.

D'après un reportage de Tanya Lapointe

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