•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Nouveau roi en Arabie, nouvel espoir pour Badawi

La femme de Raif Badawi, Ensaf Haidar, tient une photo de son mari lors d'une manifestation pour demander sa libération le 13 janvier 2015, à Montréal.

La femme de Raif Badawi, Ensaf Haidar, tient une photo de son mari lors d'une manifestation pour demander sa libération le 13 janvier 2015, à Montréal.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Avec le décès du roi Abdallah, l'espoir renaît pour les sympathisants de Raïf Badawi, ce blogueur saoudien condamné à 10 ans de prison et à 1000 coups de fouet en Arabie saoudite pour avoir critiqué le régime politique du pays.

Une nouvelle manifestation s'est tenue ce midi à Sherbrooke, où vit la famille de Raïf Badawi. Comme chaque vendredi, 50 coups de tambour ont résonné pour symboliser les cinquante coups de fouet que doit recevoir chaque semaine le blogueur.

Pierre-Luc Dusseault, député du NPD à Sherbrooke, participait à la manifestation. « Moi j'ai de l'espoir dans ce dossier-là. C'est par des manifestations comme celles-là qu'on peut faire la différence. C'est fait un peu partout dans le monde en ce moment et c'est vraiment important qu'on continue », estime-t-il.

Jusqu'à présent, la position de notre gouvernement canadien a été très timide et je pense que par des manifestations comme celles-là on peut maintenir la pression.

Une citation de :Pierre-Luc Dusseault, député du NPD

D'autres rassemblements ont également eu lieu aujourd'hui à Thetford Mines et devant l'Assemblée nationale à Québec, pour un deuxième vendredi consécutif.

Hier, la deuxième séance de flagellation du Saoudien a été reportée. On croyait qu'il avait obtenu un sursis pour des raisons médicales, mais selon la collaboratrice de Radio-Canada à Riyad, Clarence Rodriguez, l'état de santé du roi Abdallah était aussi probablement en cause. « La mort du roi Abdallah va peut-être permettre une certaine clémence pour la situation du jeune blogueur », pense-t-elle.

Pendant ce temps, les tractations diplomatiques se poursuivent pour faire libérer le jeune blogueur. De passage au Forum économique mondial à Davos, le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, s'est entretenu hier avec le prince Turki Al-Fayçal, membre de la famille royale saoudienne. Selon un membre de son entourage cité par La Presse canadienne, le ministre Baird a soulevé les préoccupations de son gouvernement face au cas de Raïf Badawi lors de cette rencontre.

Interpellé par Amnistie internationale pour exercer des pressions sur l'Arabie saoudite, Ottawa a d'abord répondu au groupe de défense des droits de la personne que M. Badawi n'était pas Canadien et qu'il pouvait difficilement intervenir en sa faveur. Toutefois, après la première flagellation, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a finalement dénoncé publiquement le châtiment corporel infligé au blogueur et a appelé les autorités de l'Arabie à faire preuve de clémence.

Les Nations unies et le département d'État américain ont également réclamé l'annulation totale de la peine du blogueur saoudien. Raïf Badawi a en outre reçu cette semaine un appui de taille : une lettre signée par 18 lauréats de prix Nobel.

Au Québec, le chef intérimaire du PQ, Stéphane Bédard, ainsi que d'autres députés péquistes, ont appelé le premier ministre Philippe Couillard à prendre position de manière plus forte, publiquement, dans cette affaire et à tirer profit de ses liens avec l'Arabie saoudite pour soulever la question des droits de l'homme dans ce pays. Le premier ministre du Québec a plutôt déclaré qu'il avait discuté de ce dossier avec le ministre des Affaires étrangères, John Baird.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !