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Winnipeg : le maire admet qu'il y a un problème de racisme dans sa ville

Le maire Brian Bowman entouré par des chefs autochtones et des leaders des communautés culturelles.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada

Le maire de Winnipeg Brian Bowman reconnaît que le racisme existe à Winnipeg et qu'il est temps de s'attaquer au problème. Lors d'un point de presse émotif jeudi, M. Bowman a réagi à la publication du magazine Maclean's qui soutient que Winnipeg est la ville canadienne la plus raciste au pays, particulièrement envers les Autochtones.

Un texte de Stéphane Hawey TwitterCourriel

« Ma femme est d'origine ukrainienne et je suis Métis. Je veux que mes garçons soient fiers de leurs origines, fiers de Winnipeg, fiers de qui ils sont », a-t-il dit entouré par des chefs autochtones et des leaders des communautés culturelles. « Nous sommes venus ensemble pour faire face à cette situation en tant que communauté », a déclaré Brian Bowman. « Nous n'allons pas vaincre le racisme demain, mais il est certain que nous allons tout faire pour relever le défi. »

Le grand chef de l'Assemblée des Premières Nations du Manitoba Derek Nepinak a mentionné qu'il est maintenant impossible de prétendre que le problème n'existe pas. Tout comme Brian Bowman, il a dit qu'il faut parler de ce problème social. « Je ne suis pas ici pour rester calme. Je veux que les gens continuent de se lever et d'être forts », a-t-il affirmé. « Nous devons avoir ce dialogue maintenant parce que nous sommes assez forts en tant que société le surmonter ensemble. »

Le chef du Service de police de Winnipeg Devon ClunisAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le chef du Service de police de Winnipeg Devon Clunis

Photo : ICI Radio-Canada

« Je ne crois pas que le racisme est un problème unique à Winnipeg. C'est une condition humaine », a déclaré le chef de police de Winnipeg Devon Clunis. « Nous avons besoin d'avoir une conversation vraiment difficile sur les questions raciales. »

L'ancien chef de l'Assemblée des Premières Nations Ovide Mercredi a affirmé que le racisme est un problème national. « Mais il y a beaucoup de travail à faire à Winnipeg. Nous sommes prêts pour cela. »

La dernière édition du magazine Maclean's, qui est sortie en kiosque jeudi, dit à la une que « le Canada a un problème de racisme plus important qu'aux États-Unis. Et c'est à Winnipeg que le racisme est plus présent. »

Dans l'article Maclean's affirme : « la capitale du Manitoba est profondément divisée selon des lignes ethniques. Ses citoyens autochtones souffrent quotidiennement de traitements indignes et de violence horrible ».

Le chef des programmes autochtones à l'Université du Manitoba Robert-Falcon Ouellette, qui est d'origine autochtone et qui a été candidat à la mairie de Winnipeg en octobre, a dit que l'article du magazine Maclean's a tenté de peindre Winnipeg comme une ville complexe avec un certain nombre de questions qui ne sont pas pires que n'importe quelle autre ville.

Le traitement du magazine a fait en sorte que nous sommes en présence d'un article sensationnaliste, a-t-il ajouté. Sur la couverture du Maclean's, on peut y lire une citation d'une résidente qui dit « on m'a traité de squaw stupide ou dit de retourner dans ma réserve ».

« Le mot squaw est un terme désobligeant », a déclaré M. Ouellette. « Mais en même temps, je comprends qu'ils doivent vendre des magazines et intéresser les gens à l'acheter ».

Robert-Falcon Ouellette a déjà été victime de racisme, y compris durant la campagne à la mairie de Winnipeg, mais ce n'est pas un problème auquel il fait face sur une base quotidienne. Il a mentionné que la majorité des gens de la ville ne sont pas racistes, mais il y a toujours de grandes gueules qui se démarquent.

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