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Faire le portrait géographique de la consommation de drogue grâce aux eaux usées

Le chercheur André Lajeunesse dans le laboratoire de l'UQTR

Le chercheur André Lajeunesse dans le laboratoire de l'UQTR

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un chercheur de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) développe une méthode pour connaître la quantité et la nature des drogues illicites consommées dans un certain secteur grâce au contenu des eaux usées.

André Lajeunesse et son équipe analysent les eaux usées avant et après leur passage à la station d'épuration. Ils ont ciblé trois drogues : la cocaïne, l'ecstasy et le fentanyl, un analgésique utilisé aussi de façon récréative.

À partir des données recueillies, André Lajeunesse dit être en mesure de faire des estimations de consommation. On apprend ainsi quelles drogues ont été utilisées, dans quels secteurs et à quelle fréquence.

Ces informations pourraient être utiles pour les intervenants en santé publique selon lui.

Au cours de l'été, il y a plusieurs festivals qui ont lieu à travers le Québec. À ce moment-là, il pourrait y avoir l'entrée en marché d'une nouvelle drogue qui serait consommée soit par curiosité ou simplement parce qu'on en vante les mérites.

Une citation de :André Lajeunesse, professeur au département de chimie à l'UQTR

Le chercheur croit que ces portraits de consommation pourraient aussi servir aux enquêteurs policiers pour mesurer, entre autres, si la consommation persiste même après une saisie de drogue. « Ça prouverait, par exemple, qu'il existerait plusieurs cartels, donc plusieurs groupes criminalisés qui se disputent des territoires, explique André Lajeunesse. Donc la chute d'une tête n'affecterait pas nécessairement la consommation des citoyens. Il y aurait toujours un approvisionnement suffisant et on observerait une régularité au niveau des concentrations de drogues détectées. »

Il faudra toutefois compter plusieurs mois avant que les policiers puissent, ne serait-ce qu'envisager d'utiliser cette nouvelle méthode dans leur enquête.

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