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Le président du Yémen démissionne, le Parlement refuse

Dans cette photo fournie par le ministère de la Défense du Yémen, on voit le président Abd Rabbo Mansour Hadi en janvier 2014.

Dans cette photo fournie par le ministère de la Défense du Yémen, on voit le président Abd Rabbo Mansour Hadi en janvier 2014.

Photo : La Presse canadienne / Ministère de la Défense du Yémen

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi a remis sa démission, jeudi. Le Parlement yéménite l'a refusée et a convoqué une réunion extraordinaire vendredi pour se pencher sur la crise qui secoue le pays.

Abd Rabbo Mansour Hadi, 59 ans, a communiqué sa démission dans une lettre envoyée au Parlement. Le président, que les États-Unis considèrent comme un allié important dans la lutte contre la branche locale d'Al-Qaïda, a affirmé être « arrivé au bout du tunnel ».

Il aurait choisi de démissionner après avoir été contraint d'accorder de multiples concessions aux Houthis, des rebelles chiites qui se sont emparés de la capitale en septembre et qui le confinent chez lui depuis deux jours.

Démission du premier ministre

Un peu plus tôt dans la journée, son premier ministre, Khaled Baha, avait également jeté l'éponge. Dans un message publié sur Facebook, il avait annoncé la démission du gouvernement tout entier en expliquant que son Cabinet ne souhaitait pas se laisser aspirer dans « un dédale politique non constructif qui ne soit pas fondé sur l'état de droit ».

Le premier ministre a affirmé dans sa lettre de démission qu'il souhaitait éviter que « les membres de son cabinet puissent être considérés comme responsables de ce qui se passe et de ce qui se passera au Yémen ». Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement a affirmé que la démission du gouvernement était « irrévocable ».

Des combattants houthis tiennent un point de contrôle au Yémen, en octobre 2014.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des combattants houthis tiennent un point de contrôle au Yémen, en octobre 2014.

Photo : Getty Images/Mohammed Huwais

Revirement de situation

La démission d'Abd Rabbo Mansour Hadi survient au lendemain de l'annonce de la conclusion d'un accord entre les rebelles chiites et le président pour mettre fin aux violences secouant le pays.

L'agence de presse officielle de l'État rapportait en effet mercredi que le président avait promis aux Houthis qu'ils auraient leur mot à dire dans les affaires publiques du pays arabe. En échange, les rebelles devaient retirer leurs troupes de la résidence présidentielle et libérer un conseiller du chef d'État qu'ils avaient capturé dans les derniers jours.

Les miliciens chiites ont renforcé leur contrôle de la capitale du Yémen, Sanaa, au cours des derniers jours. En début de semaine, ils se sont emparés du palais présidentiel après des combats qui ont fait 35 morts.

Les Houthis disent vouloir partager le pouvoir avec leurs opposants, mais certains de leurs détracteurs les accusent de vouloir tout contrôler. On leur reproche aussi leurs présumés liens avec les chiites iraniens, ce qu'ils ont nié à plusieurs reprises.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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