•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une « sentence bonbon » pour Claude Dubois, selon l'organisme MADD

Un reportage de Camille Simard

Le Regroupement des mères contre l'alcool au volant (Mothers Against Drunk Driving, MADD) dénonce la peine obtenue par le chanteur Claude Dubois pour une troisième condamnation pour conduite avec les facultés affaiblies.

Mercredi, le juge Gilles Garneau de Saint-Jérôme lui a imposé une amende de 3000 $ et la suspension de son permis pour une période d'un an. Le chanteur de 67 ans évite donc la prison.

Avant les Fêtes, la Couronne et la défense s'étaient pourtant entendues sur une suggestion commune de 90 jours de prison assortie d'une suspension du permis de conduire pour une période de trois ans. Le juge l'a rejetée parce qu'elle était en contradiction avec la jurisprudence.

Une sentence bonbon comme ça, ça n'envoie pas un bon message au public, ça n'envoie pas un bon message aux contrevenants

Manon Blondeau, responsable de MADD à Québec

Le chanteur de 67 ans s'est fait arrêter l'été dernier à Québec au volant de sa voiture avec un taux d'alcool presque deux fois au-dessus de la limite permise.

Ses deux jeunes enfants étaient à bord du véhicule. Un fait à considérer dans la peine à imposer, estime Manon Blondeau. « Il y a certains états américains qui considèrent que conduire avec les facultés affaiblies avec des enfants à bord, c'est de la négligence criminelle », dit-elle.

Jean-Marie De Koninck, président de la Table de concertation en sécurité routière, ne veut pas commenter directement le cas de Claude Dubois, mais il juge que les sentences en matière d'alcool au volant devraient être sévères pour être dissuasives.

« Quand on entend qu'il y a des personnes qui reçoivent des sentences plutôt clémentes après avoir commis des récidives importantes, c'est vrai que c'est désolant parce que ça n'envoie pas le bon message à la population », soutient-il.

Pas d'avis de récidive

Le juge a respecté les règles de droit, selon le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Claude Dubois n'en était pas à sa première condamnation, mais ses antécédents judiciaires remontent à 1984 et 1996.

Or, lorsqu'une personne est condamnée pour ivresse au volant deux fois durant un délai de 10 ans ou moins, le DPCP envoie automatiquement un avis de récidive au juge chargé du dossier et réclame une peine minimale de trois mois de prison.

Dans ce cas-ci, puisqu'il y a eu 18 ans entre les deux infractions, la jurisprudence convient que ce n'est pas approprié d'exiger la prison.

Grand Montréal

Justice et faits divers