•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vote reporté sur l'avenir du comité français de Toronto

rci-drapeau-franco-ontarien

Le drapeau franco-ontarien (archives)

Photo : Yvon Thériault

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le comité exécutif de Toronto, présidé par le maire, a reporté aujourd'hui son vote sur le sort du comité français de la ville.

La décision pourrait devoir attendre au mois prochain.

Le groupe consultatif avait été aboli, tout comme d'autres comités-conseils, par l'ancien maire Rob Ford pour épargner de l'argent, avant d'être rétabli en 2013.

Le nouveau maire, John Tory, avait promis de préserver le comité français durant la campagne électorale. C'est aussi ce que prône le directeur municipal dans un rapport qui est présenté aujourd'hui.

La Ville de Toronto reconnaît l'importance de fournir des services en français pour répondre aux besoins de la communauté francophone torontoise.

Rapport municipal

Toutefois, le rapport ne prévoit aucun budget spécifique pour le comité français.

Le comité français serait présidé à nouveau par un conseiller municipal. Ses six autres membres, des représentants du public, seraient choisis par le conseil municipal. Ils ne recevraient aucune rémunération.

Les membres du comité se réuniraient seulement deux fois par année, plutôt que trois.

Par ailleurs, les débats au comité doivent se dérouler en français. Or, aucun des membres du nouveau conseil municipal ne maîtrise la langue de Molière.

Question : Aucun conseiller municipal ne parle français. Qui pourrait donc présider le comité français?*

  • Réponse de Gilles Marchildon (coprésident sortant du comité français et président de l'ACFO-Toronto) : « Il y a monsieur le maire lui-même qui parle bien le français, dit-il. S'il voulait être le représentant du conseil de ville au sein du comité français, la nouvelle serait bienvenue. Je ne lui ai pas demandé moi-même. Mais si le comité ne se rencontre que deux fois par année, il me semble qu'il y aurait lieu qu'il puisse siéger lui-même au comité. Il y a aussi des conseillers francophiles, comme Pam McConnell, une des maires adjoints. Le conseiller Mike Layton arrive également à se débrouiller en français. »

(Cliquez ici pour écouter sur un appareil mobile (Nouvelle fenêtre))

Question : Le comité français n'a presque rien accompli au cours du dernier mandat. Peut-on s'attendre à plus d'efficacité au cours des quatre prochaines années?

  • Réponse de Léonie Tchatat (membre sortante du comité français et directrice de La Passerelle-I.D.É.) : « Le comité français à un moment n'existait même plus, dit-elle. Donc, c'est après toutes les revendications, la collaboration et la persévérance de la communauté francophone que le comité a revu jour à la ville. Une fois remis sur pied, il a fallu rebâtir durant une élection. Maintenant, vous allez voir beaucoup plus de retombées du comité français pour les prochaines années. »

Question : Les fonctionnaires municipaux proposent de diminuer le nombre de réunions du comité à deux rencontres par année. Est-ce que cela ralentira le travail des représentants francophones à l'hôtel de ville?

  • Réponse d'Isabelle Girard (membre sortante du comité français et directrice des centres d'accueil Héritage) : « Deux réunions par année, c'est pas beaucoup, dit-elle. Ça dépend toujours de ce qui se passe entre les réunions, si on réussit à garder contact. La technologie rend ça plus facile. C'est vrai qu'il ne faut pas que ce soit deux réunions entre lesquelles il n'y a pas d'autres fruits qui se développent autour, parce que, sans ça, c'est vrai que ce ne serait pas une action efficace. Ce serait juste un comité où il n'y a pas de résultat concret. » 

Le mandat du nouveau comité français demeure limité, si l'on se fie au rapport du directeur municipal.

Le groupe consultatif « surveillerait » les projets de l'Association française des municipalités de l'Ontario (AFMO) et « tirerait avantage » des services offerts par l'AFMO, dont Toronto est membre, en plus « d'analyser les tendances » au sein de la communauté francophone.

*Selon des entrevues d'Annie Poulin

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Ontario