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Yémen : accord entre les rebelles chiites et la présidence

Des gardes chiites Houthis vêtus d’uniformes militaires font le guet dans une rue menant au palais présidentiel à Sanaa, la capitale, mercredi le 21 janvier 2015.

Des gardes chiites Houthis vêtus d’uniformes militaires font le guet dans une rue menant au palais présidentiel à Sanaa, la capitale, mercredi le 21 janvier 2015.

Photo : AP/Hani Mohammed

Associated Press
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des rebelles chiites et le président yéménite, qui aurait été tenu captif dans sa résidence, ont finalement conclu une entente, mercredi, pour mettre fin aux violences des derniers jours.

L'agence de presse officielle de l'État a rapporté que le président Abed Rabbo Mansour Hadi, un allié des États-Unis, avait promis aux Houthis qu'ils auraient leur mot à dire dans les affaires publiques du pays arabe. Les rebelles ont quant à eux accepté de retirer leurs troupes de la résidence présidentielle et de libérer un conseiller du chef d'État qu'ils avaient capturé dans les derniers jours.

La conclusion de l'accord, survenu en fin de soirée, ne permet toutefois pas de savoir vraiment qui dirigera le pays. Les États-Unis considèrent que M. Hadi est un allié important dans la lutte contre la branche locale d'Al-Qaïda.

En vertu de l'entente, les rebelles pourront amender la Constitution et accroître leur représentation au Parlement et dans les institutions de l'État, selon l'agence SANA. Les résidents du sud du pays auraient aussi plus de leurs représentants dans la capitale.

Par ailleurs, les Houthis pourront réviser un document constitutionnel préliminaire. La commission chargée de la rédiger avait proposé la création d'une fédération de six régions, ce qu'avaient rejeté les rebelles. Selon l'accord de mercredi soir, le Yémen deviendra vraisemblablement une fédération, mais le nombre de régions n'a pas été précisé.

Même si l'entente entre les deux parties pourrait ramener le calme dans la capitale, elle laisse encore plusieurs enjeux politiques épineux en suspens.

Les Houthis, qui assiègent la capitale depuis le mois de septembre, disent vouloir partager le pouvoir avec leurs opposants, mais certains de leurs détracteurs les accusent de vouloir tout contrôler. On leur reproche aussi leurs présumés liens avec les chiites iraniens, ce qu'ils ont nié à plusieurs reprises.

Certains s'inquiètent que le combat politique entre les deux factions ait pour effet de laisser toute la place à la branche d'Al-Qaïda au Yémen, qui a revendiqué les attentats perpétrés aux locaux du journal satirique Charlie Hebdo, à Paris.

Peu après la conclusion de l'entente, il semblait ne pas y avoir beaucoup de mouvement près de la résidence du président

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