•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les résidences « sérieusement inabordables » à Québec

Radio-Canada

Le marché de l'immobilier résidentiel est « sérieusement inabordable » à Québec, selon une étude américaine.

Le groupe de recherche Demographia a recensé plus de 370 marchés dans le monde pour son étude et Québec se classe au 218e rang avec des propriétés dont la valeur médiane dépasse quatre fois le salaire des ménages.

Au Québec, c'est à Trois-Rivières et au Saguenay que les maisons sont les plus abordables avec un prix de vente médian équivalent à 3,2 fois le revenu des ménages.

Ce rapport est de 4,1 à Québec. Montréal suit de près à 4,3. Au Canada, la moyenne se situe à 3,9.

Au-dessus de 3, les propriétés sont jugées « sérieusement inabordables » par l'étude américaine.

Hélène Bégin, économiste principale au Mouvement Desjardins, a voulu nuancer cette étude qui ne tient pas compte des taux d'intérêt.

Elle affirme qu'il est « un peu exagéré » de dire que le marché résidentiel est inabordable « parce que lorsque le marché n'est pas abordable du tout, en général ça se traduit par une chute des ventes de maisons. Ça se traduit également par des propriétaires qui ont de la difficulté à payer leur hypothèque. »

Hélène Bégin, économiste principale au Mouvement Desjardins

Hélène Bégin, économiste principale au Mouvement Desjardins

« Si on se réfère aux années 90, les prix étaient beaucoup plus bas. Par contre, les taux hypothécaires étaient entre 10 et 15 % et à ce moment-là, le marché était inabordable », explique Hélène Bégin.

Loin de la situation des années 90, le marché de la région de Québec est néanmoins « à surveiller », selon le Mouvement Desjardins.

Malgré des prix qui stagnent ou qui suivent l'inflation depuis environ un an, la capacité des ménages à s'acheter une maison a légèrement diminué.

« On pense surtout aux jeunes ménages qui ont de plus en plus de difficulté à trouver des maisons qui correspondent à leurs besoins et qui ne soient pas situées trop loin en périphérie », affirme François Des Rosiers, professeur de gestion urbaine immobilière à l'Université Laval.

Québec

Économie