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Les États-Unis et Cuba ouvrent des discussions historiques

Début des pourparlers États-Unis-Cuba : compte rendu de Jean-Michel Leprince
Reuters

Les États-Unis et Cuba entament aujourd'hui des discussions historiques qui doivent ouvrir la voie à une normalisation des relations diplomatiques entre les deux pays.

Cette réunion de deux jours organisée à La Havane, est la première depuis que Barack Obama et Raul Castro ont annoncé à la mi-décembre avoir trouvé un accord après 18 mois de négociations secrètes.

La délégation américaine sera menée par Roberta Jacobson, secrétaire d'État adjointe pour l'Amérique latine, tandis que la partie cubaine sera représentée par Josefina Vidal, chargée des relations avec les États-Unis au ministère cubain des Affaires étrangères.

Barack Obama a entrouvert la porte à une levée des sanctions économiques qui visent Cuba depuis 53 ans, annonçant mardi lors du discours sur l'état de l'Union que les États-Unis allaient « mettre fin à une politique qui a dépassé depuis longtemps sa date de péremption ».

Les deux parties devraient également définir les contours d'objectifs à plus long terme. Cuba devrait s'efforcer de convaincre les États-Unis de lever leur embargo économique et de retirer l'île de la liste des pays soutenant le terrorisme, tandis que les Américains devraient tenter de leur côté d'obtenir des avancées sur la question de droits de l'homme.

Sur la question de l'immigration, qui sera abordée mercredi, il est probable que Cuba proteste contre la législation qui prévoit que les Cubains atteignant le sol américain soient accueillis aux États-Unis, une disposition exceptionnelle qui favoriserait selon La Havane le trafic d'êtres humains et les traversées périlleuses du détroit de Floride par les candidats à l'émigration.

Si les prérogatives du président américain l'autorisent à restaurer les relations diplomatiques entre les deux pays, il lui faut l'accord d'un Congrès dominé par les républicains s'il veut lever les sanctions économiques.

Un responsable du ministère cubain des Affaires étrangères a précisé mardi qu'il dissociait les deux questions.

« Cuba ne normalise pas ses relations avec les États-Unis. Cuba rétablit des relations diplomatiques avec les États-Unis. La normalisation des relations est un processus à plus long terme et bien plus compliqué », a-t-il dit sous le sceau de l'anonymat.

Une normalisation des relations nécessiterait que les États-Unis lèvent leur embargo, retirent Cuba de la liste des États terroristes et cessent de recruter des médecins cubains faisant défection.

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