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Plus de chômeurs admissibles à l'assurance-emploi au N.-B. et en N.-É.

Manifestation assurance-emploi

Le reportage de Michel Nogue

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Statistique Canada a dévoilé lundi de nouvelles données sur l'admissibilité des chômeurs aux prestations d'assurance-emploi. Ces chiffres portent sur l'année 2013, la première année de la réforme fédérale du régime d'assurance-emploi. 

Selon ces nouveaux chiffres, plus de chômeurs au pays étaient admissibles par rapport à l'année précédente.

On apprend, entre autres, que le taux d'admissibilité à l'assurance-emploi a augmenté de 4 % de 2012 à 2013. Cette tendance s'observe chez tous les groupes d'âges, hommes et femmes confondus. En 2012, 808 000 chômeurs ont cotisé au programme d'assurance-emploi. En 2013, ils étaient plus de 820 000.

Statistique Canada fait état d'une augmentation du taux d'admissibilité des cotisants à l'assurance-emploi au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, qui se situe à 96,4%. Ailleurs en Atlantique, les chiffres sont stables.

Les prestations de maternité ont aussi augmenté au Nouveau-Brunswick, pour passer à 94 %. On note également une baisse importante du nombre de prestataires de l'assurance-emploi dans la province. Entre octobre 2012 et octobre 2013, ce chiffre est passé de 36 000 à 32 000, soit une diminution de 15,1 %.

Certains évoquent l'exode des travailleurs de la province vers l'Ouest canadien pour expliquer cette diminution.

Plus de peur que de mal?

Il y a un an, l'économiste Pierre-Marcel Desjardins a présidé un comité qui a documenté les effets de la réforme sur les provinces maritimes. Dans son rapport, il conclut que les changements ont causé plus de peur que de mal.

Et avec un peu plus de communication, avec un peu plus de précisions pour dire voici exactement ce que ça veut dire, j'ai l'impression que ç'aurait été beaucoup plus facile, la transition à la nouvelle réalité, avec les modifications.

Une citation de :Pierre-Marcel Desjardins, économiste et auteur d'un rapport sur l'assurance-emploi.

Pour les gens qui vivent des industries saisonnières, l'assurance-emploi est devenue un véritable mode de vie que personne n'ose remettre en question publiquement. Un intervenant du milieu des pêches qui tient à rester anonyme déplore que le mouvement de contestation de la réforme n'ait pas abouti à une véritable réflexion sur l'assurance-emploi.

« Et le message reçu, c'est un message on veut profiter de la manne, sans nécessairement faire un effort énorme », estime M. Desjardins.

L'économiste Pierre-Marcel Desjardins croit que les travailleurs saisonniers n'ont pas fini de vivre des bouleversements.

« Est-ce que les règles du jeu vont arrêter de changer? Probablement que non. Est-ce qu'on peut progresser, améliorer les choses? Je l'espère », soutient-il.

Avec les informations de Marc Babin et de Michel Nogue.

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Acadie