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Cessez-le-feu après de violents combats à Sanaa, au Yémen

Un véhicule de l'armée devant le palais présidentiel.

Un véhicule de l'armée devant le palais présidentiel.

Photo : Mohamed Al-Sayaghi / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un cessez-le-feu a été décrété en fin de journée dans la capitale du Yémen, Sanaa, après plusieurs heures de combats intenses entre l'armée et la milice chiite d'Ansar Allah près du palais présidentiel et d'un camp militaire adjacent.

Les combats ont fait au moins deux morts et 14 blessés dans la ville, et ont fait également fuir les habitants du quartier. Toutefois, le président, Abd Rabbo Mansour Hadi n'a pas été directement menacé par les violences, puisqu'il n'habite pas le palais présidentiel, situé dans le sud de la capitale, et qu'il n'y était donc pas présent.

L'impressionnant déploiement de miliciens sur les principaux axes a aussi dissuadé les employés et les élèves de se rendre au travail et dans les écoles.

Les miliciens chiites de plus en plus forts

Après avoir pris le contrôle de la télévision nationale et de l'agence de presse officielle Saba, les miliciens chiites se seraient emparés d'une colline stratégique située près du palais.

De plus, le convoi du premier ministre Khaled Bahah a essuyé des tirs provenant des miliciens. Le chef du gouvernement est toutefois indemne.

Les rebelles chiites cherchent à renforcer leur emprise sur Sanaa, où ils étaient entrés en septembre et où ils contrôlaient jusqu'ici les principaux secteurs et bâtiments publics de la capitale.

La ministre de l'Information yéménite, Nadia Sakkaf, parle de pas importants vers la réalisation d'un coup d'État.

Ce regain de violences survient deux jours après l'enlèvement par les miliciens d'Ahmed Awad Ben Moubarak, le chef de cabinet du président et l'un des architectes du projet de nouvelle constitution. M. Ben Moubarak avait également dirigé le processus de dialogue national lancé après le départ de l'ancien président Ali Abdallah Saleh en février 2012, après un an de soulèvement, dans la foulée du printemps arabe.

Les miliciens chiites, qui se présentent comme un substitut aux défaillances de l'État, s'opposent notamment à la nouvelle constitution, qui prévoit un Yémen fédéral composé de six régions. Le découpage du pays les priverait d'un accès à la mer, l'une de leurs principales demandes depuis qu'ils ont quitté leur fief montagneux de Saada, dans le nord, pour conquérir de larges portions du territoire yéménite.

Selon certains, les miliciens chiites seraient à la solde de l'Iran, alors que d'autres affirment qu'ils pourraient être alliés à l'ancien président Ali Abdallah Saleh, même s'ils ont participé à son renversement fin 2011. Ali Abdallah Saleh semble s'être allié à ces anciens ennemis et encourage leur mouvement de rébellion.

Exploitation de pétrole arrêtée

Région d'origine d'Ahmed Awad Ben Moubarak, la province sudiste de Chabwa a arrêté lundi sa production de pétrole. Selon son gouverneur, Ahmed Ali Belhaj, cette décision vise à exprimer de la solidarité envers M. Ben Moubarak et son enlèvement.

Dans la province voisine de Hadramout, les employés du champ pétrolier de Massila ont également arrêté la production par solidarité avec M. Ben Moubarak.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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