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Réforme de la santé: des médecins lancent un cri du coeur

Frédéric Simard, Geneviève Minville et Jean-Philippe Blondeau

Photo : Ici Radio-Canada

Radio-Canada

Frédéric Simard, Geneviève Minville et Jean-Philippe Blondeau sont tous trois médecins omnipraticiens. Selon eux, le projet de loi 20 du ministre de la Santé Gaétan Barrette touchera durement leurs conditions de travail et c'est le patient qui en subira les contrecoups.

À leurs yeux, ce projet de loi est une véritable aberration.

Geneviève Minville travaille à l'urgence de l'hôpital de Chicoutimi deux à trois jours par semaine et enseigne à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Elle ne voit pas comment elle pourrait suivre davantage de patients.

La majorité des médecins travaillent déjà 45 à 50 heures en moyenne par semaine. Où est-ce qu'on peut se rajouter 600 à 1000 patients? C'est inatteignable!

Geneviève Minville

Il faudra qu'elle fasse un choix et c'est justement ce que craint Jean-Philippe Blondeau : que les hôpitaux se dégarnissent parce que les omnipraticiens doivent remplir les objectifs de la loi.

« 95 % des shifts d'urgence sont faits par des médecins de famille. Les urgences vont se dégarnir, soutient-il. Les médecins qui restent à la même place, même si c'est à temps partiel, ils ne fourniront pas pour voir tous ces patients-là. En pratique, le temps d'attente va s'allonger dans les urgences. »

Les inquiétudes sont également vives dans les bureaux des médecins de famille. Frédéric Simard craint qu'avec les quotas, les patients deviennent de simples numéros.

« Je suis convaincu qu'on va diminuer la qualité de l'acte médical qu'on va faire auprès de la clientèle. En ayant 1000 patients à suivre, c'est sûr que nos rendez-vous sont plus courts. »

Les médecins exigent une rencontre avec le ministre Gaétan Barrette pour discuter de différentes pistes de solution pour améliorer l'accessibilité aux soins de santé.

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