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L'or mondial à Justine Dufour-Lapointe, l'argent à Kingsbury

Justine Dufour-Lapointe

Photo : Getty Images / Clive Rose

Radio-Canada

Après l'or olympique aux Jeux de Sotchi, Justine Dufour-Lapointe a poursuivi sa domination des bosses en remportant le titre mondial dimanche, à Kreischberg, en Autriche. Et comme en Russie, Mikaël Kingsbury a dû se contenter de la médaille d'argent.

Avec un score de 87,25 en super finale, la cadette du clan Dufour-Lapointe a devancé sa grande rivale et championne sortante, l'Américaine Hannah Kearney (85,66), et l'Australienne Britteny Cox (81,98).

« Je suis tellement contente de mon ski aujourd'hui. Mon plan était simple : équilibre entre vitesse et sans faute. Le plan a fonctionné et je suis satisfaite de moi et de mon ski. Je suis certainement la fille la plus heureuse aujourd'hui. C'était un rêve, et il est maintenant accompli », a dit la Canadienne lors d'une conférence téléphonique quelques heures après sa victoire.

Sa soeur Maxime Dufour-Lapointe (80,92) a également offert une solide performance pour finir 4e, son meilleur résultat à des Championnats du monde.

« Je suis contente pour Maxime. Elle skie tellement bien. Elle ne cesse de nous surprendre », a poursuivi Justine.

Troisième aux mondiaux de Voss en 2013, Justine Dufour-Lapointe a montré, à 20 ans seulement, l'assurance d'une vétérane en prenant la tête non seulement des qualifications, mais aussi de la première finale, chaque fois devant Kearney.

Un héritage de Sotchi. « J'ai beaucoup grandi depuis les Jeux olympiques. Ça a été une expérience incroyable, j'ai grandi et muri beaucoup. J'ai trouvé une zone aux Jeux », a avoué la meneuse au classement de la Coupe du monde.

La journée s'est avérée moins réjouissante pour l'autre membre du trio Dufour-Lapointe. Chloé, médaillée d'argent à Sotchi, n'a pas franchi les qualifications, tout comme la Britanno-Colombienne Andi Naude. Au final, Dufour-Lapointe a conclu au 32e échelon et Naude au 34e.

Chloé Dufour-Lapointe aura l'occasion de prendre sa revanche dès lundi lors de la défense de son titre mondial en bosses en parallèle.

« Ce n'est pas la fin du monde »

Chez les hommes, Kingsbury n'a pu conserver sa couronne mondiale, obtenue en Norvège il y a deux ans. Un manque de rotation à son premier saut en super finale l'a propulsé vers l'avant à la réception.

Mikaël KingsburyAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mikaël Kingsbury

Photo : Getty Images / Stanko Gruden/Agence Zoom

Sans ce faux pas, son seul de la semaine qui « est arrivé au mauvais moment », le meneur au classement de la Coupe du monde aurait facilement réussi à combler les 35 centièmes de points qui le séparaient de la médaille d'or remportée par le Français Anthony Benna avec une note de 86,89.

Le Russe Alexandr Smyshlyaev (85,68), aussi médaillé de bronze à Sotchi, a complété le podium.

À l'instar de Justine Dufour-Lapointe, Kingsbury avait dominé tant les qualifications que la première finale. Si sa médaille d'argent à Sotchi lui avait procuré un large sourire et un sentiment du devoir accompli, cette fois, elle lui laisse un goût amer.

« J'étais prêt. Tout allait bien. J'avais la journée que je voulais, mais ma petite erreur m'a coûté cher. Je suis content pour Berra. Ce n'est pas la fin du monde, je vais me reprendre demain », a déclaré le bosseur de Deux-Montagnes.

« En duel, j'ai fini deux fois 2e aux deux derniers mondiaux et je veux améliorer ce résultat. »

Kingsbury avait également un petit message pour ceux, assez nombreux, qui ont écrit sur Twitter qu'il avait « perdu » son titre mondial.

« Pour moi, quand tu es champion du monde, tu l'es toute ta vie. J'ai perdu la chance d'en gagner un deuxième. »

Également qualifiée pour la super finale, les Québécois Marc-Antoine Gagnon (84,78) et Philippe Marquis ont pris respectivement les 5e et 6e places. Marquis est sorti de piste entre les deux sauts et n'a pas terminé sa troisième descente.

Deuxième des qualifications, Simon Pouliot-Cavanagh a péché par la vitesse et perdu le contrôle, ce qui l'a empêché d'exécuter son deuxième saut en finale. Il s'est classé 17e.

Pour sa part, le Québécois Kerrian Chunlaud, qui prenait part à ses premiers mondiaux, a été éliminé en qualification et a terminé en 22e place.

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