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De nouvelles bornes de recharge chez St-Hubert

Une borne de recharge électrique
Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le réseau de bornes de recharge pour voitures électriques du Québec, déjà fort de 100 partenaires privés et institutionnels, continue de s'élargir.

D'après un reportage de Maxime BertrandTwitterCourriel

Les Rôtisseries St-Hubert, qui ont déjà 28 bornes de recharge à leur actif, ont annoncé que les stationnements de tous les restaurants du groupe auront leurs bornes d'ici la fin de l'année. Cela ajoutera donc 86 bornes au réseau, qui en compte déjà 364.

En faisant cette annonce dans le cadre du Salon de l'auto de Montréal, le PDG du Groupe St-Hubert, Jean-Pierre Léger, a indiqué que la priorité sera de faciliter la circulation des véhicules électriques entre Montréal et Québec, en installant des bornes sur les autoroutes 40 et 20.

Il s'agira de bornes de 240 volts, dont la durée moyenne de recharge est de deux heures et demie.

On promet par ailleurs l'installation d'un nombre croissant de bornes rapides sur le réseau, qui permettent la recharge de 80 % de la batterie d'un véhicule en 20 à 30 minutes.

Pour le chroniqueur automobile Philippe Laguë, il s'agit d'améliorations timides. « On est encore loin d'une infrastructure, disons, fonctionnelle pour les véhicules électriques. Écoutez, il y a des endroits, il y a des kilomètres et des kilomètres, où il n'y a pas de bornes de recharge, et ça devient problématique », explique-t-il.

Selon M. Laguë, l'autonomie est le principal facteur dissuasif pour qui songe à se procurer une voiture électrique. « Beaucoup de ces voitures électriques, pour l'instant, sont confinées à un usage urbain ou, en tout cas, à un rayonnement pas trop éloigné », dit-il.

Ce que ne réfute pas le gouvernement, même s'il préfère rappeler que 50 % des 10 000 véhicules en circulation au Canada se trouvent au Québec. « On a tous les outils qu'il nous faut au Québec, il faut juste avancer plus rapidement », estime le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand.

On va donc mettre l'accent sur les régions éloignées, souligne Pierre-Luc Desgagné, vice-président, Affaires publiques et gouvernementales, chez Hydro-Québec. « On parle de l'Abitibi-Témiscamingue, on parle du Saguenay-Lac-Saint-Jean, où on veut augmenter la présence, on parle également de la Gaspésie et de la Côte-Nord », précise-t-il.

Il y a place à la croissance en matière de voitures électriques au Québec, puisqu'on en compte à peine 5000, contre plus de 5 millions de véhicules à essence.

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